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Centrafrique: la fabrication de briques cuites, une activité vitale aux lourdes conséquences environnementales
Centrafrique: la fabrication de briques cuites, une activité vitale aux lourdes conséquences environnementales
En Centrafrique, la fabrication de briques cuites prend de l'ampleur ces derniers mois. À Boeing, localité située derrière l’aéroport de Bangui, la fabrication artisanale de briques s'impose comme un moyen de survie pour de nombreux jeunes désœuvrés. Faute d’emplois et de perspectives, ils exploitent la terre et le bois environnants pour produire ces matériaux indispensables à la construction. Mais cette activité entraîne une dégradation accélérée de l’environnement, marquée par l’érosion des sols, la destruction de la végétation et la déforestation liée à la cuisson des briques. Entre nécessité économique et urgence écologique, la population locale se retrouve face à un dilemme sans solution immédiate. De notre correspondant à Bangui, Une épaisse fumée grise s’élève au-dessus de cette carrière à ciel ouvert, aux abords du quartier de Boeing. Le sol y est éventré de manière anarchique, le paysage est défiguré, accidenté et dangereux. Munis de pelles et de pioches, Ruffin et son équipe d'au moins huit personnes mettent en place des fours rudimentaires. Des ouvrages d’argile dans lesquels des milliers de briques cuisent lentement, au rythme du feu : « Comme d'habitude, après l’extraction, l’argile est mélangée à de l’eau, longuement pétrie, puis moulée dans des cadres en bois. Les briques encore humides sont séchées au soleil pendant plusieurs jours. Elles sont ensuite empilées dans les fours que vous voyez, alimentés par une importante quantité de bois. La cuisson dure parfois plus de 48 heures. » Pour atteindre les températures maximales, les briquetiers utilisent du bois en quantités considérables. Selon Ruffin, ces arbres sont abattus aussi bien dans les quartiers que dans les forêts environnantes : « Sans cette activité, je ne peux pas nourrir ma famille. Parmi nous, il y a des étudiants et des diplômés sans emploi. Je pratique cette activité depuis une dizaine d’années. Au début, on trouvait facilement des arbres. Mais ces dernières années, avec l’augmentation du nombre de fabricants, il nous faut aller très loin dans la forêt. » À lire aussiCentrafrique: au village Gaga, un paysage défiguré par l’exploitation aurifère [3/4] « Déforestation accélérée » En l’absence d’industries modernes capables de produire des matériaux de construction à grande échelle, les habitants se tournent vers des méthodes artisanales. Une activité essentielle à la survie de nombreux foyers, mais qui dissimule une réalité sombre. Anicet, notable du chef du quartier Boeing, en témoigne :  « La cuisson des briques exige une grande quantité de bois, contribuant à une déforestation accélérée. Comme vous pouvez le constater, les arbres disparaissent, laissant place à des sols nus et fragilisés. La fumée dégagée par les fours pollue l’air. Aujourd'hui, le changement climatique s’impose de plus en plus. » Des ONG et quelques initiatives locales tentent d’expérimenter d'autres alternatives, mais leur impact reste limité face à l’ampleur du phénomène. Germain Bissafi, environnementaliste :  « Il présente les conséquences de la production des briques et propose des solutions. » À lire aussiCentrafrique: inquiétudes face aux dégâts de l'exploitation minière sur la rivière Sangha à Nola
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January 22, 2026 at 11:57 PM
Infrastructures, tourisme, investissements: une CAN 2025 gagnante pour le Maroc
Infrastructures, tourisme, investissements: une CAN 2025 gagnante pour le Maroc
Au Maroc, la CAN s’est achevée dimanche 18 janvier 2025, et a battu tous les records en termes économiques. Une augmentation de plus de 90 % des revenus pour l’organisateur, record de sponsors (23), record de spectateurs en tribune avec plus de 1,3 million. Du côté marocain, c’est un premier bilan très positif qui en est tiré, notamment en termes de développement. « Ce sont des méga-chantiers, dans tout le pays, qui sont accélérés par ces rendez-vous, analyse Ryad Mezzour, le ministre de l'Industrie et du Commerce. Ces rendez-vous viennent avec des exigences, ils nous mobilisent. Pour vous donner une idée, on est sur 40 milliards d’investissements par an. Ces deux dernières années, organiser la CAN nous a fait gagner dix ans de développement en termes d'infrastructures. » Avec un record annuel de 20 millions de visiteurs, le secteur du tourisme est en première ligne. Mais la ministre en charge, Fatim-Zahra Ammor, y voit un catalyseur sur un plan politique plus global : « Ce qu’il faut retenir, c'est que, grâce au leadership de Sa Majesté aujourd'hui, nous avons mis en œuvre une feuille de route pour laquelle le gouvernement a investi, a mobilisé 600 millions d'euros depuis 2023. » Objectif : 26 millions de visiteurs d’ici la fin de la décennie : « Nous avons mis en place des leviers qui ont montré leur efficacité et que nous continuons à déployer. On a renforcé de manière significative la connectivité aérienne et beaucoup investi dans l'hébergement, mais également dans l'offre d'animation pour augmenter les durées moyennes de séjour et pour augmenter les revenus. » De nouveaux marchés Avec six villes d’accueil, la compétition a permis de mettre en valeur des destinations peu touristiques. La CAN a également permis d’attirer de nouveaux publics : du Nigeria, de l'Afrique du Sud, mais également d’Asie. Hamid Bentahar est le président de la Confédération nationale du tourisme. Il a remarqué de nouveaux types de demandes. « Cela a eu un impact sur l'activité des congrès, des séminaires et des demandes qui arrivent, de marchés avec lesquels on faisait peu de business dans le passé et qui s'intéressent de plus en plus au Maroc, témoigne-t-il. Je n’ai jamais reçu autant d'appels que ces derniers temps sur des investisseurs africains qui ont envie d'investir au Maroc et qui voient le Maroc, au-delà d'une terre d'hospitalité, comme une terre d'opportunité, d'investissement. » Le Maroc a été cette année marqué par les manifestations de la GenZ aux revendications sociales. Pour la ministre du Tourisme, de l'Artisanat et de l'Économie sociale et solidaire du Maroc, l’organisation de ces évènements sportifs doit bénéficier aux populations. « Quand on met un TGV entre Casablanca et Marrakech, ce sont d'abord les Marocains qui vont en profiter. Il y a beaucoup de projets dans le secteur de la santé qui sont en cours et qui profiteront aux Marocains. Quand on prévoit de mettre un RER également, ce sont les Marocains qui en profiteront, met en avant Fatim-Zahra Ammor. Tous ces événements, comme la Coupe du monde 2030, par exemple, ainsi que tous les projets qui y sont associés, sont des accélérateurs de développement pour notre pays d'abord et pour sa population. » Selon les autorités, 25 000 emplois sont créés chaque année dans le secteur du tourisme ; elles visent 150 000 emplois d’ici à 2030. À lire aussiCAN 2025: le Maroc, déjà première destination en Afrique, attend des retombées touristiques
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January 22, 2026 at 11:57 PM
En forte baisse, l’épidémie de mpox en Afrique n’est plus une «urgence sanitaire continentale», selon le CDC
En forte baisse, l’épidémie de mpox en Afrique n’est plus une «urgence sanitaire continentale», selon le CDC
L’épidémie de mpox en Afrique n'est officiellement plus une « urgence sanitaire continentale », a annoncé jeudi 22 janvier Jean Kaseya. Le directeur général du centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC) se félicite de la qualité de la réponse coordonnée contre la maladie, qui pourrait servir de modèle à l'avenir.
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January 22, 2026 at 8:10 PM
À la Une: la polémique toujours, après la finale Maroc-Sénégal de la CAN
À la Une: la polémique toujours, après la finale Maroc-Sénégal de la CAN
La tension ne retombe pas au Maroc. Quatre jours après la finale perdue par les Lions de l’Atlas, la plaie est toujours béante. Et dans la presse, le ton monte. Le site marocain Le Desk estime que « même si les décisions de disqualification immédiate en plein match restent extrêmement rares, dans les conditions vécues à Rabat et dans le contexte du parasitage de la veille orchestré par les Sénégalais, la sanction était parfaitement envisageable. (…) Cette finale 2025 crée un précédent délicat pour les instances du football africain et international, poursuit Le Desk. Si le Sénégal s'en tire finalement avec son titre et des sanctions probables pour son sélectionneur, le message envoyé est ambigu : quitter le terrain en plein match pour protester contre une décision arbitrale n'entraîne pas automatiquement la disqualification, pour peu que l’on revienne jouer ». La « sanction ultime » ! Le site marocain 360 hausse le ton : « seule une sanction exemplaire du Sénégal peut éviter que l’on assassine une deuxième fois le football. La CAF doit frapper fort, sans trembler, fulmine 360, et la Fifa doit se tenir à ses côtés pour aller au bout de la logique : retirer le trophée au Sénégal, retirer la prime de vainqueur, parce qu’on ne récompense pas un comportement qui met en danger l’essence même du football, et effacer les points Fifa engrangés sur une rencontre dont le déroulement normal a été altéré par un abandon temporaire et des incidents graves. Et il faut assumer la sanction ultime, rajoute encore le site marocain : disqualifier l’équipe du Sénégal des prochaines échéances internationales, y compris le Mondial. Car à ce niveau, l’exemplarité de la sanction n’est pas seulement un devoir, mais une obligation ». « Communautarisme émotionnel » Il faut dire que cette défaite du Maroc en finale de la CAN a pris des allures de catastrophe nationale. Interrogé par le magazine Tel Quel, la sociologue Leila Bouasria explique : « une grande douleur pèse sur "notre" cœur depuis la fin de ce fameux match. Un sentiment d’injustice "nous" prend aux tripes. Le football, comme tout rituel collectif, est un révélateur. Il donne une occasion d’expression à ce qui n’a pas toujours l’espace pour se dire. Le Maroc a fait une belle CAN et il ne manquait que la victoire en finale pour couronner ce récit de succès. Ce n’est pas une simple déception sportive, c’est le sentiment d’assister, impuissants, au dénouement inattendu d’une espérance collective longuement nourrie ». De plus, souligne la sociologue marocaine, « les réseaux sociaux sont des machines à amplifier ce communautarisme émotionnel. En quelques heures, des milliers de personnes qui ne se connaissent pas se retrouvent à vibrer ensemble, se répéter les mêmes phrases et à désigner le même ennemi. Un match de football n’est jamais qu’un match de football. C’est une scène où se rejouent, sous forme condensée et ritualisée, des drames qui nous dépassent ». Apaisement ? En tout cas, « Dakar et Rabat appellent au calme », note le quotidien sénégalais Le Soleil. « Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a annoncé s’être "longuement entretenu" avec son homologue du Royaume du Maroc, Aziz Akhannouch. Les deux hommes ont promis de continuer à œuvrer, dans un esprit d’apaisement, de sérénité et de détente, à la consolidation des liens séculaires et très profonds qui unissent les deux pays ». « Le match diplomatique » : c’est le grand titre de Walf Quotidien qui note également que « le temps est à l’apaisement entre le Sénégal et le Maroc et qu’il est temps de faire baisser la tension entre les deux pays ». En pages intérieures, on peut lire ces lignes : « nous devons faire résilience sur ces comportements anti-sportifs qui nous auraient pourri la vie et faire baisser cette tension. Le sélectionneur des Lions, Pape Thiaw, s’est excusé auprès des autorités de la CAF, de nos propres autorités et de ses joueurs, pour avoir eu, le temps d’une tension extrême, un comportement d’entraîneur amateur. (…) Nous avons le devoir de nous reconcentrer sur les échéances à venir, comme la Coupe du Monde aux États-Unis. (…) Pourvu que nos Lions nous apprennent à aller danser sur le toit du monde, plutôt qu’au bord d’un volcan ».
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January 22, 2026 at 9:42 AM
Gondwana, le pays des boss
Gondwana, le pays des boss
Au Gondwana tout le monde veut être un boss.  
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January 22, 2026 at 6:51 AM