10 jours sans écran : un « jeûne numérique » pour enfants en manque de dopamine ?
10 jours sans TikTok, sans Switch, sans smartphone… Vous imaginez ? Pendant que certains parents luttent pour arracher leur progéniture des écrans plus de 10 minutes d’affilée, 100 000 enfants en France relèvent ce défi ABSURDE (mais nécessaire) : dix merveilleux jours sans pixels. Soutenus par leurs profs, leurs parents… et même le gouvernement, qui commence (enfin) à paniquer devant une génération incapable de fixer son attention plus longtemps qu’un TikTok. Bienvenue dans l’opération « 10 jours sans écran », le Dry January des enfants zombifiés, importé tout droit du Québec. L’idée ? Une détox massive pour sauver ce qui peut encore l’être dans leurs petits cerveaux ravagés par la dopamine facile. Et c’est pas trop tôt. Les autorités sanitaires hurlent désormais « ZÉRO ÉCRAN AVANT 6 ANS » (oui, même les dessins animés en attendant le dîner, Karen). Pire : l’État envisage d’interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Parce qu’entre nous, un gamin de 11 ans qui scroll des heures sur Instagram, c’est pas normal. La Chine, elle, a déjà réglé le problème : 1 heure de jeux vidéo par jour, uniquement le week-end (bon courage pour faire respecter ça). La Corée du Sud envoie carrément ses ados en camp de désintox digitale, comme si Fortnite était une drogue dure (spoiler : c’est le cas). Mais attention, tout n’est pas noir ou blanc (même si c’est tentant de balancer la PS5 par la fenêtre). Comme le rappelle Sonia Livingstone, experte à la London School of Economics : « Ce n’est pas le temps d’écran qui compte, mais ce qu’on en fait ». OK, très bien. Sauf que… Une fois ces 10 jours de purgatoire numérique passés, on fait QUOI les 355 autres jours de l’année ? (À suivre. Et préparez les calmants.) #AngryMumEnModeDésespoirContrôlé Le sevrage numérique, une nécessité ou une utopie ? Imaginez : votre enfant, habitué à scroller TikTok en boucle, à enchainer les parties de Fortnite et à regarder YouTube en mangeant, se retrouve du jour au lendemain privé de tout ça. Crises de nerfs ? Probable. Regard vitreux et mains qui tremblent ? Sans doute. Réveil brutal d’un cerveau engourdi par la dopamine facile ? On l’espère. Car oui, c’est bien de dopamine dont on parle. Ces écrans, ces jeux, ces réseaux sociaux sont conçus pour capter l’attention coûte que coûte, pour rendre accro, pour empêcher le cerveau de décrocher. Et nos enfants en sont les premières victimes. Alors, 10 jours sans écran, est-ce la solution miracle ? Un électrochoc salutaire… mais après ? L’idée est louable : décrocher pour mieux reprendre le contrôle. Retrouver le goût des jeux « réels » (oui, les Lego existent encore). Réapprendre à s’ennuyer (parce que l’ennui, c’est le terreau de la créativité). Renouer avec les interactions sociales (sans filtre Snapchat, si possible). Mais voilà : que se passe-t-il après ? Parce qu’on ne va pas se mentir, les écrans ne vont pas disparaître. Ils font partie de notre monde, de notre quotidien, de notre économie. Les interdire totalement, c’est utopique. Alors, plutôt qu’une détox ponctuelle, ne faudrait-il pas repenser notre rapport aux écrans toute l’année ? Le vrai problème : l’éducation numérique (ou son absence) On le sait, les enfants ne naissent pas avec un manuel d’utilisation du numérique. Et pourtant, on leur met entre les mains, dès le plus jeune âge, des outils ultra-puissants, ultra-addictifs, sans leur apprendre à s’en servir. C’est comme donner les clés d’une Ferrari à un ado qui n’a jamais pris de cours de conduite. Alors, que faire ? Éduquer plutôt qu’interdire Expliquer comment fonctionnent les algorithmes (non, TikTok ne te propose pas des vidéos par hasard). Parler des dangers de la sursollicitation (le cerveau a besoin de pauses). Montrer que le temps passé devant un écran, c’est du temps en moins pour autre chose (dormir, lire, jouer, réfléchir). Imposer des règles claires Pas d’écran avant l’école (le cerveau a besoin de se réveiller tranquillement). Pas d’écran pendant les repas (parce que parler, ça existe encore). Pas d’écran 1h avant le coucher (la lumière bleue, c’est l’ennemi du sommeil). Montrer l’exemple Parce que oui, si vous passez votre vie sur Instagram, difficile d’interdire à votre gamin de faire pareil. Et après les 10 jours ? La vraie bataille commence Le « jeûne numérique », c’est bien. Mais ce n’est qu’un bandage sur une fracture ouverte. La vraie question, c’est : comment faire pour que, les 355 autres jours de l’année, nos enfants ne soient pas happés par le vortex numérique ? En leur proposant des alternatives (sport, lecture, jeux de société, activités manuelles). En limitant l’accès aux pires prédateurs d’attention (TikTok, YouTube Shorts, jeux vidéo infinis). En faisant de la modération une habitude, pas une exception. Parce que le numérique n’est pas un poison… à condition de ne pas en abuser. Alors, prêts à relever le défi ? Pas seulement pour 10 jours… mais pour la vie. #AngryMumModeOn (Et vous, vous en pensez quoi ? Vos enfants participent à l’opération ? Comment gérez-vous les écrans au quotidien ? Dites-nous tout en commentaire !)