Hafsia Herzi n'est pas qu'une grande actrice, c'est aussi une très grande réalisatrice comme elle le prouve depuis 3 films. Elle insuffle ici une énergie et une émotion incandescentes à ce récit d'apprentissage, formidable écrin pour Nadia Melliti et Park Ji-Min.
Hafsia Herzi n'est pas qu'une grande actrice, c'est aussi une très grande réalisatrice comme elle le prouve depuis 3 films. Elle insuffle ici une énergie et une émotion incandescentes à ce récit d'apprentissage, formidable écrin pour Nadia Melliti et Park Ji-Min.
Ce thriller judiciaire québécois signé Pascal Plante est l'une des expériences les plus immersives que j'ai vécues cette année. Images froides et cliniques, musique lancinante, scénario à couches multiples, tout concourt à créer un état de tension assez unique.
Ce thriller judiciaire québécois signé Pascal Plante est l'une des expériences les plus immersives que j'ai vécues cette année. Images froides et cliniques, musique lancinante, scénario à couches multiples, tout concourt à créer un état de tension assez unique.
Un caisson de basses qui crache du décibel dans les dunes du Sahara, c'est assurément l'une des images de cinéma les plus marquantes de l'année. Ce trip musical et sensuel nous entraîne à coup de ruptures radicales vers les marges ultimes de la civilisation et de l'humanité.
Un caisson de basses qui crache du décibel dans les dunes du Sahara, c'est assurément l'une des images de cinéma les plus marquantes de l'année. Ce trip musical et sensuel nous entraîne à coup de ruptures radicales vers les marges ultimes de la civilisation et de l'humanité.
Cette fresque soviétique de 6h30 alterne les moments intimistes baignés dans une atmosphère vaporeuse, et des scènes de batailles napoléoniennes parmi les plus grandioses jamais posées sur pellicule. Une expérience cinématographique à vivre au moins une fois.
Cette fresque soviétique de 6h30 alterne les moments intimistes baignés dans une atmosphère vaporeuse, et des scènes de batailles napoléoniennes parmi les plus grandioses jamais posées sur pellicule. Une expérience cinématographique à vivre au moins une fois.
3 histoires sans lien entre elles si ce n'est de mettre en scène des coïncidences troublantes, heureuses ou malheureuses. Un véritable bijou de délicatesse signé Ryūsuke Hamaguchi, dans lequel chaque saynète est plus brillante que la précédente.
3 histoires sans lien entre elles si ce n'est de mettre en scène des coïncidences troublantes, heureuses ou malheureuses. Un véritable bijou de délicatesse signé Ryūsuke Hamaguchi, dans lequel chaque saynète est plus brillante que la précédente.
Deux femmes (l'épouse et l'amante) s'allient pour se débarrasser de l'homme qu'elles partagent. Ce grand classique de Clouzot est largement à la hauteur de sa réputation, avec en point d'orgue un climax en apnée digne des plus grands films d'horreur.
Deux femmes (l'épouse et l'amante) s'allient pour se débarrasser de l'homme qu'elles partagent. Ce grand classique de Clouzot est largement à la hauteur de sa réputation, avec en point d'orgue un climax en apnée digne des plus grands films d'horreur.
L'anormalité s'insère dans le quotidien sous la forme d'enfants difformes et frappeurs. Ca devient de plus en plus cringe au fil du récit, jusqu'à une fin jubilatoire qui atteint des sommets dans le body horror. Je crois que c'est, avec La Mouche, mon Cronenberg préféré.
L'anormalité s'insère dans le quotidien sous la forme d'enfants difformes et frappeurs. Ca devient de plus en plus cringe au fil du récit, jusqu'à une fin jubilatoire qui atteint des sommets dans le body horror. Je crois que c'est, avec La Mouche, mon Cronenberg préféré.
Hafsia Herzi est impériale en infirmière en mal d'enfant qui s'immisce un peu trop dans la vie de sa meilleure amie, toute jeune mère. Le premier film d'Iris Kaltenbäck capte avec brio la psychologie borderline de cette jeune femme en perdition. Très fort.
Hafsia Herzi est impériale en infirmière en mal d'enfant qui s'immisce un peu trop dans la vie de sa meilleure amie, toute jeune mère. Le premier film d'Iris Kaltenbäck capte avec brio la psychologie borderline de cette jeune femme en perdition. Très fort.
Pas très original de le mettre dans un top 2025, mais ce blockbuster d'auteur comme on n'en fait plus fait trop plaisir à voir, avec son discours très pertinent sur la polarisation de l'Amérique mais aussi ses moments jouissifs de pur cinéma. Le meilleur PTA ?
Pas très original de le mettre dans un top 2025, mais ce blockbuster d'auteur comme on n'en fait plus fait trop plaisir à voir, avec son discours très pertinent sur la polarisation de l'Amérique mais aussi ses moments jouissifs de pur cinéma. Le meilleur PTA ?
A mi-chemin entre fiction et documentaire, Mathias Mlekuz filme son tour d'Europe à vélo, sur les traces de son fils disparu. Dur de rester de marbre devant ce très bel hymne à la vie et à l'amitié.
A mi-chemin entre fiction et documentaire, Mathias Mlekuz filme son tour d'Europe à vélo, sur les traces de son fils disparu. Dur de rester de marbre devant ce très bel hymne à la vie et à l'amitié.
Il me semble que ce film de Sidney Lumet est assez méconnu, et pourtant ! Il est d'une prescience proprement sidérante sur l'évolution des médias (ici, la télévision), entre cynisme, divertissement à tout crin et mainmise des grandes corporations. Et en plus c'est très drôle.
Il me semble que ce film de Sidney Lumet est assez méconnu, et pourtant ! Il est d'une prescience proprement sidérante sur l'évolution des médias (ici, la télévision), entre cynisme, divertissement à tout crin et mainmise des grandes corporations. Et en plus c'est très drôle.
4 lycéennes british partent en spring break en Grèce, où fêtes, alcool et sexe sont au menu. Un regard très juste sur une jeunesse plus que jamais soumise aux diktats de genre, hypersexualisation des filles et masculinité toxique. D'une infinie tristesse mais magnifique.
4 lycéennes british partent en spring break en Grèce, où fêtes, alcool et sexe sont au menu. Un regard très juste sur une jeunesse plus que jamais soumise aux diktats de genre, hypersexualisation des filles et masculinité toxique. D'une infinie tristesse mais magnifique.
Derrière le gimmick de slasher en apparence un peu bêta (dites 5 fois "Candyman" devant le miroir et un tueur à crochet apparaîtra) se cache un film d'une grande profondeur sur la force des mythes dans la construction des identités marginalisées (en l'occurrence afro-américaine).
Derrière le gimmick de slasher en apparence un peu bêta (dites 5 fois "Candyman" devant le miroir et un tueur à crochet apparaîtra) se cache un film d'une grande profondeur sur la force des mythes dans la construction des identités marginalisées (en l'occurrence afro-américaine).
Réalisé par le Flamand Lukas Dhont, voici un mélo déchirant sur l'acceptation de la différence (celle des autres mais surtout sa propre différence), magnifié par une photo lumineuse et un duo de jeunes comédiens (Eden Dambrine et Gustav De Waele) en plein état de grâce.
Réalisé par le Flamand Lukas Dhont, voici un mélo déchirant sur l'acceptation de la différence (celle des autres mais surtout sa propre différence), magnifié par une photo lumineuse et un duo de jeunes comédiens (Eden Dambrine et Gustav De Waele) en plein état de grâce.
D'un motif rebattu (un homme marié est attiré par un autre homme, dans une société où l'homosexualité est tabou), Maryam Touzani livre un poème quasi muet et tout en pudeur mais d'une grande sensualité, où les émotions passent avant tout par les gestes et les regards.
D'un motif rebattu (un homme marié est attiré par un autre homme, dans une société où l'homosexualité est tabou), Maryam Touzani livre un poème quasi muet et tout en pudeur mais d'une grande sensualité, où les émotions passent avant tout par les gestes et les regards.
Cette reconstitution minutieuse d'un procès pour meurtre lors d'un braquage ayant mal tourné, électrisée par le huis clos du tribunal, passionne de bout en bout. Et les acteurs (Arieh Worthalter, Nicolas Briançon, Arthur Harari) sont au cordeau.
Cette reconstitution minutieuse d'un procès pour meurtre lors d'un braquage ayant mal tourné, électrisée par le huis clos du tribunal, passionne de bout en bout. Et les acteurs (Arieh Worthalter, Nicolas Briançon, Arthur Harari) sont au cordeau.
L'une des plus belles réussites du cinéma expressionniste allemand. Chaque image est un tableau, les effets spéciaux sont saisissants encore aujourd'hui, et l'ombre menaçante de Méphistophélès qui plane sur la ville est d'une puissance d'évocation folle.
L'une des plus belles réussites du cinéma expressionniste allemand. Chaque image est un tableau, les effets spéciaux sont saisissants encore aujourd'hui, et l'ombre menaçante de Méphistophélès qui plane sur la ville est d'une puissance d'évocation folle.
La vie de quelques ados en perdition dans un centre de protection de l'enfance à Genève. Voici un tout petit film, mais qui laisse une marque indélébile par son acuité et sa manière d'embrasser dans toute leur complexité les expériences à la fois des jeunes et des encadrants.
La vie de quelques ados en perdition dans un centre de protection de l'enfance à Genève. Voici un tout petit film, mais qui laisse une marque indélébile par son acuité et sa manière d'embrasser dans toute leur complexité les expériences à la fois des jeunes et des encadrants.
LE tire-larmes ultime. Tout le monde sait qu'il vaut mieux garder un paquet de Kleenex pas trop loin de soi, mais le film d'Arthur Hiller, plein de vie grâce au charme du duo Ryan O'Neil / Ali McGraw, a beaucoup plus de choses à offrir que du pathos.
LE tire-larmes ultime. Tout le monde sait qu'il vaut mieux garder un paquet de Kleenex pas trop loin de soi, mais le film d'Arthur Hiller, plein de vie grâce au charme du duo Ryan O'Neil / Ali McGraw, a beaucoup plus de choses à offrir que du pathos.
Tout part d'un fait divers affreux : dans les montagnes tunisiennes, des djihadistes tuent un gamin et chargent son cousin de ramener sa tête coupée dans un sac. Lotfi Achour n'élude rien de l'horreur, mais il la sublime en mettant des touches de surnaturel.
Tout part d'un fait divers affreux : dans les montagnes tunisiennes, des djihadistes tuent un gamin et chargent son cousin de ramener sa tête coupée dans un sac. Lotfi Achour n'élude rien de l'horreur, mais il la sublime en mettant des touches de surnaturel.