patrickaubert.bsky.social
@patrickaubert.bsky.social
À partir de ces constats statistiques, le billet explore 3 manières potentielles de penser la prise en compte du couple par le système de retraite. Cette clarification des fondements oriente vers des réformes plus radicales des réversions… qui s’éloigneraient toutes des modalités actuelles. (11/11)
December 3, 2025 at 5:17 PM
L’analyse rappelle aussi que protéger contre la baisse du niveau de vie et garantir un niveau minimal sont deux choses différentes : les personnes pacsées voient leur niveau de vie baisser en cas de décès du conjoint, mais il reste plus élevé que celui des personnes célibataires ou divorcées (10/11)
December 3, 2025 at 5:17 PM
Ainsi, si les femmes mariées ont en moyenne une retraite personnelle plus basse que celles divorcées ou célibataires, leur niveau de vie moyen est, lui, nettement supérieur, du vivant comme après le décès éventuel du conjoint. (9/11)
December 3, 2025 at 5:17 PM
La réversion, avec ses modalités actuelles, maintient ce double gain, voire va au-delà : pour une partie importante des personnes mariées (et pour les hommes en moyenne), le niveau de vie augmente en cas de décès du conjoint. (8/11)
December 3, 2025 at 5:17 PM
La vie en couple modifie toutefois fortement les choses : elle est associée à un gain économique double, lié à la mutualisation des revenus avec le conjoint et aux économies d’échelle permises par la vie en couple. (7/11)
December 3, 2025 at 5:17 PM
Quelle est la situation aujourd’hui ? Parmi les générations qui commencent leur retraite, les femmes mariées sont le groupe qui a le niveau moyen de retraite personnelle le plus bas, ce qu’on peut voir comme une conséquence de la spécialisation genrée au sein des couples. (6/11)
December 3, 2025 at 5:17 PM
Or, parmi les personnes qui commencent aujourd’hui leur retraite, le mariage ne représente plus qu’une courte majorité : 64 % des hommes et 56 % des femmes. (5/11)
December 3, 2025 at 5:17 PM
Si la réversion est associée au veuvage, il faut replacer cela dans un contexte historique où le mariage était la norme et lié à la parentalité. On ne peut exclure que la réversion ait aussi visé à compenser, en creux, les effets de la vie seule ou de la parentalité sur la carrière. (4/11)
December 3, 2025 at 5:17 PM
Rappelons en effet le paradoxe fondamental : la retraite est un droit individuel, qui ne dépend pas du fait d’avoir un conjoint, mais on lui donne un objectif de niveau de vie des retraités, c’est-à-dire un indicateur qui tient compte de la vie en couple. (3/11)
December 3, 2025 at 5:17 PM
Le débat sur la réversion revient régulièrement, mais il reste souvent focalisé sur des ajustements techniques. Le billet invite à penser ce débat à partir d’une question plus fondamentale : le système de retraite doit-il tenir compte du couple, et pourquoi ? (2/11)
December 3, 2025 at 5:17 PM
Revenir en arrière impliquerait de créer des inégalités parmi les personnes nées en 1965, certaines ayant eu une durée requise plus élevée que d'autres ...
October 11, 2025 at 8:17 AM
Il est/serait donc difficile de "suspendre" le calendrier de hausse pour la durée requise puisque, d'une certaine manière, la montée en charge est déjà achevée.
October 11, 2025 at 8:17 AM
... il me semble que même un décalage du calendrier de montée en charge nécessite de changer la loi ... (à moins d'un très hypothétique déclassement par le Conseil constitutionnel)
October 10, 2025 at 5:02 PM