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Groenland / Communiqué n°1 Il y a 58 ans, le plutonium 239 de l’US Air Force percutait le Groenland
La demi-vie du plutonium 239 est de 24.100 ans. Le dimanche 21 janvier 1968, vers 9 heures du matin, heure locale, le bombardier Boeing B-52G connu sous le nom de HOBO 28 décolle de la base aérienne de Platsburgh (Etat de New York) pour la mission Junky 14 au-dessus du cercle arctique, du Groenland et de la base aérienne américaine de Thulé. Le vol aller et retour devrait durer entre 21 et 24 heures sans discontinuer grâce à des transferts de carburant en vol. Il n’y a pas eu de retour. Au décollage, il y avait 7 hommes à bord et 4 bombes thermonucléaires B28FI équivalant chacune à 1,1 million de tonnes de TNT, désamorcées mais prêtes à être activées au cas où il y aurait nécessité de frapper. C’est la Guerre froide et sur Thulé, en plein hiver, il fait -30°C. A 15h22, heure locale, et à 140 km de la base US de Thulé, le commandant John Haug (ou Haig selon les sources) déclare un incendie à bord et réclame l’autorisation de faire un atterrissage d’urgence sur une des deux pistes de Thulé. Cinq minutes après, la forteresse volante n’est plus contrôlable. Le cockpit est envahi par la fumée. Haug renonce à une tentative d’atterrissage et ordonne à l’équipage l’évacuation par sièges éjectables. A 15h39, HOBO 28 s’écrase à 1100 km/h sur la mer gelée à 12 km au sud-ouest de Thulé avec 90.000 litres de kérosène. Pendant 6 heures, l’incendie éclaire la nuit polaire. Les bombes sont […]
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January 21, 2026 at 10:01 AM
On vous cache tout, on vous dit rien
13h50 Hier, lundi 22 décembre, l’usine Seveso seuil haut Elkem Silicones Saint-Fons Fabrication et R&D a subi deux explosions et un incendie causés par une fuite d’hydrogène dans un des laboratoires. Dans l’état actuel des informations, le bilan humain s’établit à 6 blessés par brûlures, dont 3 graves. L’usine Elkem Saint-Fons (69) est spécialisée dans la production de silicones techniques. Elle est complémentaire d’Elkem Silicones Roussillon (38), elle-même Seveso seuil haut, productrice de chlorosilanes et de siloxanes à partir du silicium métal. Les deux sites sont des piliers vieillissants de la Vallée de la chimie. Ils sont distants de 45 km. Confinez-vous C’est l’hymne officiel délivré en numérique, jamais par haut-parleur, le “I will survive” des préfets et des sous-préfets. Au fait, “confinez-vous”, qu’est-ce que ça veut dire ? Je reste où je suis, dans la voiture, dans les toilettes de Total, dans le berceau de la crèche, dans la cellule de prison, sur le trottoir, dans le stade ? Et l’évasif “confinez-vous” n’est même pas traduit en arabe, en mandarin, en swahili, en “globish” et en patois. L’ordre qu’on vous intime n’est pas destiné à sauver votre vie, il est destiné à sauver la face et à dégager la responsabilité des ordonnateurs de l’Etat. L’appel Seveso s’adresse seulement à celles et ceux qui ont la chance au moment de l’alerte d’être bien connectés, d’être chez eux, de ne pas vivre dans une passoire thermique et de ne pas avoir la clim. L’accident Seveso se produit en toutes saisons. L’accident […]
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December 24, 2025 at 9:39 AM
La Révoltante
Après la “Revenante” de Fécamp en Seine-Maritime, nous voici à la “Révoltante” de Moulin-sous-Touvent dans l’Oise. La décharge est exploitée par la famille Gurdebeke qui tient une place majeure dans l’historial de la gestion des déchets et des nuisances en Picardie. Lieu-dit “Château-Gautier” Moulin-sous-Touvent © Association Les Rencontres du Patrimoine et de l’Environnement Après plusieurs demandes infructueuses entre 2006 et 2011, les Gurdebeke ont obtenu le 16 décembre 2011 l’autorisation d’exploiter un centre de stockage de déchets non dangereux au lieu-dit “Château-Gautier” à Moulin-sous-Touvent, dans la zone Natura 2000 “Forêts Picardes : Compiègne, Laigue, Ourscamps”. Pour permettre l’extension de leur décharge et la prolongation de l’exploitation, les Gurdebeke se sont lancés en 2014 dans une procédure honteuse pour radier la Butte des Zouaves de l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques. La Butte des Zouaves est reconnue par les historiens et le ministère de la Culture comme un lieu symbolique des deux Guerres Mondiales. Une compagnie entière de Zouaves fut ensevelie par l’explosion d’une mine allemande en décembre 1914. Six otages y furent fusillés par les nazis en 1942. La Butte aux Zouaves (mars 2025) © Google Street Les Gurdebeke, propriétaires des parcelles contigües à la décharge sous le couvert d’une SCI et en quelque sorte gardiens de la mémoire et de la Butte, ont prétendu qu’“aucune trace de l’hécatombe des zouaves n’avait été trouvée à l’endroit supposé du front et qu’aucune archive n’attestait de la disparition soudaine d’une compagnie entière, d’autre part, que les six personnes fusillées en 1942 ne l’avaient pas été […]
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December 20, 2025 at 9:39 AM
Transport maritime d’animaux vivants
Dans le sillage du Spiridon II et de ses 3000 vaches errantes, une coalition mondiale d’organisations de protection des animaux est née. L’initiative est partie d’Australie. La première action de Stop Live Exports (Stop aux exportations d’animaux vivants) est l’envoi d’une lettre au secrétaire-général de l’OMI (Organisation Maritime Internationale). L’objectif est d’amener la puissante institution mondiale dépendant de l’ONU (Organisation des Nations Unies) à prendre position et à envisager des mesures pour réduire la souffrance infligée au bétail et les risques pour l’environnement, les équipages et les populations. Victime d’une bétaillère maritime. Ile de Seeland, Danemark, 8 janvier 2014 (cf. “A la Casse” n°34 p. 1-2 publié en février 2014) © AP/Niels Hougaard Stop Live Exports demande notamment à l’OMI : – d’élaborer des réglementations internationales contraignantes pour les navires de transport de bétail, couvrant la conception des navires, leur stabilité, leur ventilation, la gestion des déchets, la sécurité de l’équipage et le bien-être des animaux. – d’inclure des plans d’urgence obligatoires pour mettre fin au risque de voyages sans fin pour les animaux qui se voient refuser l’autorisation de débarquer dans les pays importateurs spécifiés. Dans ce cadre, garantir la possibilité de débarquer et de gérer tout bétail dans des stations de quarantaine à l’arrivée dans le pays importateur, afin d’éviter les problèmes de bien-être qui se produisent trop fréquemment, comme ce fut le cas pour le MV Spiridon II en Turquie en octobre/novembre 2025, et d’autres avant lui. – d’entreprendre un examen complet de la disponibilité des installations […]
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December 11, 2025 at 9:35 AM
La revenante
Au pied des falaises de craie et de silex, dans le pays de Caux, une deuxième catastrophe à la Dollemard, la décharge brute du Havre, est en gestation. Il s’agit de la décharge de Senneville-sur-Fécamp qui s’étend sur environ 4 hectares, des mâchefers, des déchets ménagers et industriels, des gravats, des munitions, des pneus, de l’amiante, des inconnus, à moins de 100 mètres du bord de la falaise sur 20 mètres de profondeur au moins. La vallée sèche Saint-Nicolas a été comblée. 700.000 m3 de rebuts soit environ soit 500.000 tonnes à la louche ont été déversés entre 1950 et 2002. La ronde a commencé après la Seconde Guerre mondiale et s’est officiellement terminée en 2002 quand le ministère de l’Ecologie a ordonné la fermeture de l’incinérateur construit en 1975 sur le plateau en amont de la décharge. Mais les mauvaises habitudes ont la peau dure et les apports des populations et des entreprises ont perduré encore et encore. La décharge et l’incinérateur étaient exploités par le district urbain de Fécamp devenu la communauté de communes de Fécamp qui regroupait les communes d’Epreville, de Fécamp, de Froberville, de Gerville, Saint-Léonard, de Senneville-sur-Fécamp, de Tourville-les-Ifs, d’Yport, de Criquebeuf-en-Caux, de Ganzeville, des Loges, de Maniquerville et de Vattetot-sur-Mer. La falaise de Senneville-sur-Fécamp, à 1,8 km du centre-ville de Fécamp, est artificialisée par la massification des déchets et cinq éoliennes d’EDF Energie Nouvelle (2006). En 50 ans, l’anthropocène a bouleversé une formation géologique née il y a 100 millions d’années. Par la bouche […]
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December 10, 2025 at 9:34 AM
Bonnes bêtes de Noël !
Communiqué CITES CoP20 n°11 Sur les 185 pays signataires de la CITES, 165 étaient présents (157 ont eu le droit de voter après acceptation par le Comité de vérification des pouvoirs). La CoP20 a connu un record de participation. Les guerres, les pénuries financières, les querelles diplomatiques n’empêchent pas la CITES de prospérer. La protection de la biodiversité est un levier fédérateur. A titre d’exemple, l’inscription à l’Annexe II des grenouilles du genre Pelophylax proposée par l’Union européenne, la Macédoine du Nord et Israël a rassemblé les voix de la république islamique d’Iran et des Etats-Unis d’Amérique. Robin des Bois a publié 8 communiqués pendant ces 12 jours captivants où toute l’équipe a été en quelque sorte tenue en captivité. Jeudi 4 décembre, en séance de rattrapage, la hyène rayée (Hyaena hyaena) a accédé à l’Annexe II par consensus. L’Annexe I lui avait été refusée (cf. com. n°7) mais le Tadjikistan a insisté et a obtenu ce qui est plus qu’un lot de consolation. Son plaidoyer a fini par payer : “les espèces menacées que nous nous efforçons de protéger n’ont pas la possibilité de plaider elles-mêmes en leur faveur. Il est de notre responsabilité commune d’assurer leur survie.” La mygale rose (Grammostola rosea) a accédé à l’Annexe II (cf. com. n°10). Sur l’insistance du Pakistan, l’arbuste guggul (Commiphora wightii) a finalement accédé à l’Annexe II pour les produits bruts (gommes, résines et huiles essentielles) (cf. com. n°5) avec toutefois une exemption pour les compléments alimentaires et autres potions miracles dont le […]
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December 5, 2025 at 7:36 PM
Bilan des mardi 2 et mercredi 3 décembre 2025
Communiqué CITES CoP20 n°10 Quinze bonnes nouvelles – L’Afrique du Sud a obtenu par consensus le transfert de l’Annexe II à l’Annexe I de l’euphorbe endémique Euphorbia bupleurifolia. Elle est prélevée pour la médecine traditionnelle locale et pour alimenter le marché horticole international. Les trafiquants font passer des plantes sauvages pour des plantes de culture, c’est beaucoup plus rentable que d’attendre qu’une Euphorbia bupleurifolia cultivée soit vendable. La croissance de l’espèce est très lente. L’Afrique du Sud a été soutenue par l’Union européenne, un des principaux importateurs, le Royaume-Uni, l’Eswatini, le Lesotho, le Sénégal, le Benin, le Kenya, le Malawi, le Nigeria, l’Ethiopie, le Zimbabwe, Monaco, la Malaisie et l’Inde. – L’Afrique du Sud a obtenu par consensus le transfert de l’Annexe II à l’Annexe I de la petite succulente Avonia quinaria, très populaire sur l’Internet. Un plant se vend autour de 20 €. La proposition a été soutenue par le Zimbabwe, l’Eswatini, le Lesotho, le Burundi, le Burkina Faso, le Kenya, la Namibie, le Sénégal, le Soudan, le Rwanda, la Tanzanie, l’Union européenne, Monaco, le Royaume-Uni, la Malaisie, le Pakistan et l’Inde. – L’Ethiopie a obtenu par consensus l’inscription à l’Annexe I de la vipère des montagnes de Bale (Bitis harenna) et de la vipère des montagnes d’Ethiopie (Bitis parviocula). Ces espèces endémiques sont protégées en Ethiopie depuis 40 ans et aucune exportation n’a été autorisée. Si vous en avez une chez vous, elle est arrivée en contrebande. “Il est courant que les collectionneurs de reptiles ciblent les femelles gravides dans la […]
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December 4, 2025 at 9:56 PM
Pernambouc, une protection à croissance lente
Communiqué CITES CoP20 n°9 2007. CoP14, La Haye, Pays-Bas. Le pernambouc est inscrit à l’Annexe II. Le commerce international du bois et de ses sous-produits est soumis à l’approbation du Brésil, le seul pays de l’aire de répartition. Les archets et autres produits finis restent en commerce libre. 2022. CoP19, Panama, Panama. Les archets produits au Brésil sont soumis à un permis d’exportation. 2025. CoP20, Samarcande, Ouzbékistan. Le pernambouc et les sous-produits restent en Annexe II avec un quota zéro pour les spécimens prélevés dans la nature. Cette annotation équivaut à une interdiction du commerce international puisqu’aucune plantation de pernambouc n’est validée par l’Ibama (Institut brésilien de l’environnement et des ressources naturelles renouvelables). Désormais, la commercialisation internationale des archets, quel que soit leur pays de production, est soumise à un permis d’exportation, sous réserve que le bois provienne d’un pernambouc abattu avant 2007 et que l’archetier puisse le prouver par un document légal. Les 185 pays signataires de la CITES doivent en outre faire connaître le risque d’extinction planant actuellement sur le pernambouc et son lien avec la production d’instruments de musique à cordes. Des marchandages et des pressions cordiales (“Mon cher Lula, tu ne vas pas me faire ça”) ont volé aux pays d’Amérique du Sud et d’Afrique, aux archetiers et musiciens éclairés, à Robin des Bois et aux ONG sud-américaines une victoire claire et nette. La communauté internationale était prête à voler au secours du pernambouc ou pau-brasil, l’arbre emblématique, la cible des conquistadors qui dès le 17ème siècle […]
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December 3, 2025 at 9:55 PM
La mondialisation des cuisses de grenouilles a du plomb dans l’aile
Communiqué CITES CoP20 n°8 Est-ce que, se dit-elle, vont tomber à l’eau six ans de travail, d’échanges avec une cinquantaine d’ONG du monde entier et plus de 500 vétérinaires sensibles à la cruauté du marché, de dialogues avec les experts du Muséum National d’Histoire Naturelle et de contacts avec les ministères de l’Agriculture et de l’Ecologie, est-ce que le chapitre “Les grenouilles traquées, congelées, falsifiées, irradiées” de l’Atlas du business des espèces menacées (2019) et la publication du rapport “Deadly Dish” (“Le plat qui tue”, 2022) vont être utiles, est-ce que les “side events” du 22 novembre 2022 à Panama et du vendredi 28 novembre 2025 à Samarcande ont eu des échos positifs, est-ce que la Türkiye va tenir, quelles vont être la position et l’influence de l’Indonésie ? Toutes les euphories et tous les découragements qui traversent les campagnes au long cours lui reviennent en ce moment crucial. Charlotte Nithart quelques secondes avant le vote 12h heure locale © DR Sandra Altherr et Charlotte Nithart sont heureuses. Leur plaidoyer a payé. © DR La proposition de l’Union Européenne, de la Macédoine du Nord et d’Israël d’inscrire les 4 espèces de grenouilles aquatiques du genre Pelophylax (Pelophylax epeiroticus, Pelophylax ridibundus, Pelophylax shqipericus et Pelophylax lessonae) en Annexe II de la CITES vient d’être acceptée par 92 voix pour, 21 contre et 26 abstentions. C’est la première fois qu’un bastion historique de la culture française et de la gastronomie européenne est rattrapé par la vigilance sur les espèces en voie d’extinction. La Türkiye, […]
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December 3, 2025 at 9:55 PM
Bilan de la journée du samedi 29 novembre 2025
Communiqué CITES CoP20 n°7 Protection renforcée des gazelles dorcas (Gazella dorcas) La propositiondu Bénin, du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Nigeria, du Sénégal, du Soudan et de la Tunisie d’inscrire les gazelles dorcas à l’Annexe II a été acceptée par consensus. Djibouti, l’Algérie, le Maroc, Israël qui sont également des pays de l’aire de répartition ont exprimé leur soutien durant les débats ainsi que le Togo, le Gabon, le Brésil, le Panama et le Royaume-Uni. Aucun pays ne s’est exprimé contre la proposition. Les gazelles dorcas seraient aujourd’hui moins de 10.000 dans leur vaste aire de répartition originelle qui s’étend de la Mauritanie à l’ouest au Soudan à l’est. Elles seraient éteintes au Sénégal. Elles sont victimes de la chasse motorisée et du marché des animaux de compagnie. Les principaux pays prédateurs et importateurs sont les Emirats arabes unis, le Qatar et l’Arabie saoudite. Les gazelles dorcas n’ont pas résisté à la chasse ou à la capture intensives alors qu’elles sont résistantes à la sécheresse. Elles peuvent satisfaire leurs besoins en eau en broutant des végétaux à forte teneur en eau. Les trophées, la viande, les crânes, les peaux, les squelettes et les individus vivants font l’objet d’un commerce international légal ou illégal. “A la Trace” a relevé entre 2013 et 2022 des braconnages par des émirs du Bahreïn, du Qatar, de l’Arabie saoudite et des Emirats Arabes Unis utilisant des 4×4 et des quads et par des braconniers en Algérie, au Niger et en […]
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December 1, 2025 at 9:55 PM
L’emprise russe
Parti de Dunkerque le samedi 15 novembre, le Mikhail Dudin avec une dizaine de conteneurs d’uranium de retraitement contenant des traces de plutonium et d’autres produits de fission est arrivé dans le port russe d’Oust-Louga le mercredi 26 novembre. Il faut environ 5 jours pour que les colis partis d’Oust-Louga arrivent par rail à Tomsk-7, la ville secrète en Sibérie connue aujourd’hui sous l’euphémisme de bienséance de Seversk. Le Mikhail Dudin est un cargo polyvalent âgé de presque 30 ans, l’âge moyen de la fin d’exploitation des navires de la marine marchande. Avant d’être spécialisé dans le nucléaire, il était dédié au transport de nitrate d’ammonium et visitait régulièrement les ports de Nantes, de Saint-Malo et des Sables-d’Olonne. Son armateur est aujourd’hui la Cargo Flow Line Ltd basée à Hong Kong. Son exploitant, la NWS 2 Balt Shipping Co Ltd, est basé en Estonie. La société de classification du Mikhail Dudin est la Panama Shipping Registrar Inc. Elle se présente comme “la plus compétitive sur le marché avec des coûts ajustés aux exigences des armateurs.” “A la Casse”, le magazine d’information et d’analyses sur la démolition des navires de Robin des Bois, relève que Panama Shipping Registrar Inc (PSR) est surtout connue pour accompagner dans leurs derniers voyages vers l’Inde, le Bangladesh ou la Türkiye des navires en fin de vie. PSR n’est évidemment pas membre de l’IACS (International Association of Classification Societies). Le Mikhail Dudin est le seul cargo à notre connaissance qui navigue avec une caravane près du […]
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December 1, 2025 at 9:55 PM
Huit bonnes nouvelles et deux mauvaises pour la faune marine
Excellente nouvelle pour les trafiquants d’anguilles La proposition de l’Union européenne, du Honduras et du Panama d’inscrire toutes les espèces d’anguilles à l’Annexe II avec une entrée en vigueur différée de 18 mois a été refusée par 35 voix pour, 100 contre et 8 abstentions après un vote à bulletin secret. Une raclée. Monaco, à Israël et le Royaume-Uni ont exprimé leur soutien. La Chine, les Etats-Unis d’Amérique, le Canada dont les douanes, les services fiscaux et les autorités CITES sont confrontés à des cargaisons de civelles provenant d’élevages clandestins et à des fausses appellations, avaient de longue date annoncé leur opposition. Les civelles sont les alevins des anguilles. Le Japon, grand consommateur d’anguilles et quasiment éradicateur de l’Anguilla japonica, s’est mêlé à la chorale avec le Zimbabwe qui au nom de 50 pays africains s’est lamenté contre les complications administratives et l’atteinte à la souveraineté alimentaire. Les civelles sont issues en majorité du braconnage dans les estuaires de la façade Atlantique européenne, et aussi du braconnage en Méditerranée et en mer Noire. Le kilo de civelles se vend sur le marché noir international entre 3000 et 8000 US$/kg. Exemples de saisies dans “A la Trace”, le bulletin trimestriel d’information et d’analyses sur le braconnage et la contrebande d’animaux menacés d’extinction de Robin des Bois Sénégal : cf. “A la Trace” n°45 p.145, réf.1 (publié le 25 juin 2025). Canada : cf. “A la Trace” n°45 p.145, réf.4, et p.146, réf.5 (publié le 25 juin 2025). Etats-Unis d’Amérique : cf. […]
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November 28, 2025 at 4:16 PM
Quatre bonnes nouvelles et une mauvaise pour la flore
Communiqué CITES CoP20 n°5 1 et 2. Doussié (Afzelia bipindensis) et padouk africain (Pterocarpus soyauxii) Les propositions du Burundi, du Cameroun, de la République du Congo, du Gabon, de la Guinée équatoriale, de la République centrafricaine et de la République démocratique du Congo de déclassement de l’Annexe II de leurs populations de doussiés et de padouks africains ont été rejetées de justesse. Pour le padouk africain, la proposition concernait aussi la population de l’Angola. 28 pays africains ont voté pour la proposition de déclassement de l’Annexe II des populations de doussié et 26 ont voté pour la proposition de déclassement de l’Annexe II des populations de padouk. Ils ont été renforcés entre autres par la Türkiye, la Russie, la Corée du Sud, le Qatar, le Koweït, le Japon. Finalement, les propositions des 7 pays africains ont été rejetées grâce aux 27 pays de l’Union européenne, aux Etats-Unis d’Amérique et à une minorité de pays africains. La Guinée-Bissau et le Kenya ont voté contre la proposition de déclassement des populations de doussié et le Burkina Faso, le Kenya, le Malawi, Maurice, l’Ouganda et le Soudan on voté contre la proposition de déclassement des populations de padouk. Les 2 espèces ont été “lancées” en 1994 et 1995 sur le marché international par son utilisation prolifique dans la Très Grande Bibliothèque (TGB) à Paris, aujourd’hui connue sous le nom de Bibliothèque François-Mitterrand (parquets, placages, habillage des bétons intérieurs pour le doussié, faux plafonds pour le padouk). Face à l’emballement du marché et à […]
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November 28, 2025 at 4:16 PM
Le Brésil pillé dans toute sa biodiversité
Exemples extraits de “A la Trace”, le bulletin d’information et d’analyses sur le braconnage et la contrebande d’animaux menacés d’extinction : – Début août 2025 Winnenden, Arrondissement de Rems-Murr, Land de Bade-Wurtemberg, Allemagne Pillage patrimonial. Saisie dans un colis postal expédié du Brésil de 3 coiffes traditionnelles composées d’une centaine de plumes de perroquets (Psittacidae, Annexe I ou II sauf 3 espèces). D’après les photos, des plumes sont susceptibles d’appartenir à des aras bleu et jaune (Ara ararauna, Annexe II) et à des aras chloroptères (Ara chloropterus, Annexe II) (extrait de “A la Trace” n°47 p.99, réf.69). – 9 février 2024 Région Maritime, Togo L’équipage d’une vedette rapide de la Marine togolaise répondant à l’appel de détresse d’un navire de plaisance à 30 km des côtes a découvert à bord 12 aras de Lear (Anodorhynchus leari, Annexe I) et 20 singes-lions (Leontopithecus rosalia, Annexe I) dont 3 étaient morts. Le bateau (voile et moteur) serait parti du Brésil début janvier et sa destination finale aurait été le Bénin. Un Brésilien, un Surinamien, un Uruguayen, un Togolais et le chef présumé de la bande qui disposerait de plusieurs passeports (Israël, Biélorussie, Russie, Kazakhstan) ont été interpellés et mis derrière les barreaux (extrait de “A la Trace” n°44 p.174-175, réf.2). – 2 février 2024 Governador Valadares, Etat du Minas Gerais, Brésil Contrôle routier sur la BR-116 en direction de São Paulo. La PRF (Police Fédérale des Autoroutes) était bien renseignée. Constat de la présence dans la voiture occupée par 2 touristes ukrainiennes […]
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November 27, 2025 at 6:33 PM
En avant la musique !
Communiqué CITES CoP20 n°4 Pernambouc ou pau-brasil La proposition du Brésil d’inscrire le pernambouc en Annexe I a reçu un soutien massif mais l’Union européenne, aiguillonnée par la France, a proposé un groupe de travail et le Brésil par souci diplomatique l’a accepté. Le vote qui aurait recueilli haut la main l’approbation des deux tiers des délégations n’a pas eu lieu. Les conclusions du groupe de travail composé du Canada, des Etats-Unis d’Amérique, du Brésil, de la Chine, de la république de Corée, du Japon, de l’Indonésie, de la Russie, du Royaume-Uni, de l’Union européenne, de l’Allemagne, de l’Autriche, de la Belgique, de la France, des Pays-Bas, de la Hongrie, de l’Espagne, de l’Italie, de la Norvège, des Philippines et de l’Australie sont attendues avant la fin de la conférence. Les observateurs dont les luthiers, les archetiers, les musiciens hostiles à l’inscription à l’Annexe I du pernambouc sont exclus de ce groupe. Le front des luthiers et archetiers est fissuré. Sous couvert d’anonymat, par peur des représailles d’une filière quasiment fossilisée, des luthiers et archetiers soutiennent la proposition du Brésil. “Les alternatives au pernambouc pour l’archèterie existent déjà et ne demandent qu’à être explorées techniquement et musicalement. Nous défendons des artisanats et musiques qui reflètent nos valeurs et savent évoluer avec les contextes sociaux et environnementaux.” Romain Viala, chercheur en mécanique appliquée spécialisé en acoustique au laboratoire Femto-ST de Besançon, témoigne dans le journal belge Le Soir de son irritation vis-à-vis du discours toujours répété de la filière violons. “On ne […]
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November 27, 2025 at 6:33 PM
Du bétail et de la cocaïne
Le transport maritime de vaches et de moutons sert de couverture au trafic international de cocaïne. Dans son rapport sur les “78 bétaillères maritimes agréées par l’Union européenne” (2021) rédigé avec le soutien des ONG allemandes Animal Welfare Foundation et Tierschutzbund Zürich, Robin des Bois notait déjà que “pendant l’exploitation des navires, il peut arriver que des trafics annexes et totalement illégaux soient constatés ou suspectés.” – Une nouvelle preuve vient d’en être donnée avec l’Al Kuwait. Avant d’arriver à vide le 1er novembre à Perth, Australie-Occidentale, et de charger des moutons à destination du Qatar, un ou des membres de l’équipage ont jeté en mer au moins 525 kg de cocaïne d’une valeur sur le marché local de 111 millions d’US$ (96 millions d’euros) au large de Lancelin à 125 km au nord de Perth. Les ballots de cocaïne attachés à des fûts bleus en plastique ont été récupérés par des pêcheurs, par la police d’Australie-Occidentale et par la police fédérale. La cocaïne proviendrait d’Amérique du Sud. © Western Australia Police Trois Australiens qui tentaient de récupérer la “marchandise” ont été arrêtés de même que le chef mécanicien croate de l’Al Kuwait. Tous les quatre risquent la prison à vie. L’Al Kuwait est connu de Robin des Bois. En février 2024, il avait fait une escale technique au Cap, Afrique du Sud, avec 19.000 vaches à bord en provenance du Rio Grande do Sul, Brésil, et à destination de l’Irak. Elles étaient dans un état lamentable voire désespéré. Plusieurs d’entre elles […]
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November 26, 2025 at 6:32 PM
Ouverture de la CoP20 de la CITES à Samarcande, Ouzbékistan
Communiqué CITES CoP20 n°3 Les Conférences des Parties à la CITES ne sont pas des CoP blabla. Les décisions sont contraignantes. La CITES connue aussi sous le nom de Convention de Washington est la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction. 185 pays en sont signataires. L’Annexe I regroupe les espèces menacées d’extinction. Leur commerce international est interdit sauf permis d’importation et d’exportation exceptionnels, par exemple à des fins scientifiques. L’Annexe II réglemente le commerce international pour éviter une exploitation incompatible avec la survie de l’espèce. Le commerce international est alors assujetti à un permis d’exportation et éventuellement à un permis d’importation. Une espèce peut être inscrite à l’Annexe II avec un amendement interdisant tout commerce international (quota zéro). L’Annexe III permet de contrôler le commerce international d’une espèce à partir d’un pays qui a besoin de la coopération des autres parties pour en empêcher l’exploitation illégale ou non durable. Robin des Bois est observateur agréé à la CITES depuis 1989. L’ONG basée à Paris est représentée à Samarcande par Charlotte Nithart. Charlotte Nithart et 2 douaniers ouzbeks chargés de la lutte contre la contrebande d’espèces animales et végétales avec leur chien “Vafo” (“Dévotion”) 24 novembre 2025, devant le centre d’exposition de la Route de la soie, siège de la Cop20 de la CITES © Robin des Bois Dans le cadre de cette 20ème Conférence des Parties, le règne végétal et le règne animal dans leur diversité feront l’objet de débats. Le pernambouc […]
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November 24, 2025 at 7:48 PM
Spiridon II – La bétaillère fantôme
Communiqué n°4 – 9h15 Mise à jour – 16h45 Dernière minute et dernier rebondissement Le Spiridon II était annoncé de retour à Montevideo vers la mi-décembre avec son troupeau embarqué de génisses en souffrance et sa route en direction du détroit de Gibraltar depuis la Türkiye le confirmait. Mais à partir du 18 novembre à 17h27 (16h27 UTC), le Spiridon II ne répondait plus. Un certain mystère planait sur sa route. En fait, après un marchandage de dernière minute avec la Libye, le Spiridon II a fait demi-tour alors qu’il avait dépassé la Sicile et s’est dirigé vers Benghazi, Libye. Il est arrivé au port samedi 22 novembre à 12h58 (11h58 UTC) comme Robin des Bois l’avait annoncé. La Libye n’est pas un client habituel de l’Uruguay. Elle se fournit en animaux d’élevage ou de viande auprès de l’Espagne et d’autres pays européens dont la France. Le damné Spiridon II est connu dans le port bétailler de Sète. Capture d’écran Marine Traffic, samedi 22 novembre 2025, 12h30 Capture d’écran Marine Traffic, 24 novembre, 9h10, port de Benghazi A suivre. Mise à jour – 16h45. Après avoir déchargé une partie des génisses, le Spiridon II a quitté Benghazi à 9h48 (8h48 UTC) et se dirige vers Alexandrie, Egypte, pour en décharger une autre partie. Son arrivée est prévue pour le 26 novembre à 17h49 (16h49 UTC). Voir aussi : Communiqué n°3, “Coup de théâtre”, 22 novembre 2025 Communiqué n°2, “26.000 km en mer pour près de 3000 vaches”, 17 […]
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November 24, 2025 at 7:48 PM
“A la Trace” n°47, le bulletin de la défaunation
“A la Trace”, version francophone “On the Trail”, version anglophone Trimestriel d’information et d’analyses sur le braconnage et la contrebande d’animaux menacés d’extinction N°47 1157 événements entre le 1er juillet et le 31 août 2025 279 illustrations et 6 cartes 951 sources, 196 pages, 6,1 Mo Qui n’a pas rêvé de faire une pause dans une fleur de nénuphar ? La grenouille rieuse l’a fait. Robin des Bois l’a choisie en couverture du “A la Trace” n°47, son ouvrage trimestriel sur le braconnage et la contrebande des espèces menacées. La Pelophylax ridibundus et trois autres grenouilles du même genre seront sur le devant de la scène à Samarcande. L’Union européenne propose leur inscription à l’Annexe II de la CITES, ce qui permettrait de contrôler le commerce international de leurs cuisses et imposerait une transparence sur le trafic. La CoP20 (20ème Conférence des Parties) de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction) se tient en Ouzbékistan à partir du lundi 24 novembre et jusqu’au vendredi 5 décembre. Charlotte Nithart est déjà sur place en tant qu’observatrice et envoyée spéciale de Robin des Bois. “A LA TRACE” FAIT LE TOUR DU MONDE TEL QU’IL EST Saisie d’un lionceau (Panthera leo, Annexe I ou II) dans la cour d’une maison. Selon l’Autorité israélienne de la nature et des parcs nationaux, c’est le 6ème lionceau saisi en Israël ou dans les territoires revendiqués par Israël depuis le début de l’année. Dix singes ont été saisis durant […]
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November 21, 2025 at 7:47 PM
Pernambouc : la mélodie des tronçonneuses
Communiqué CITES CoP 20 n°2 La coalition de la filière violons et autres instruments à cordes frottées répète à l’envi que l’utilisation pour les besoins de l’archeterie ne met pas en danger les populations de pernambouc. “La demande mondiale annuelle actuelle s’élève à environ 25 m3” (International Pernambuco Conservation Initiative, fer de lance de la promotion de l’archet en pernambouc, 10 septembre 2025). “La facture instrumentale est un secteur vertueux, qui utilise des quantités infimes de bois pour fabriquer des objets culturels à haute valeur ajoutée” (Tribune dans Le Monde, le 15 octobre 2025). Un luthier de Marseille en réaction au communiqué de Robin des Bois du 30 octobre 2025 nous répète que “le volume de pernambouc utilisé pour notre profession est ridicule“. Cette argumentation travestit la réalité. Si effectivement dans une grume de pernambouc moins de 10% correspondent aux critères des qualités “or, argent, nickel” des archetiers (bois sans défauts tels que des fentes, des fissures, des trous, des fibres transversales, des nœuds), c’est l’arbre en entier qui a été abattu pour satisfaire leur demande. A-t-on déjà entendu un sculpteur d’ivoire se justifier en disant qu’il n’utilise que 20 kg d’ivoire sur un éléphant de 4 tonnes ? La proposition du Brésil d’inscription du pernambouc en Annexe I de la CITES souligne bien que “plus de 90 % du bois de Pernambouc coupé est mis au rebut au cours du processus de production, car jugé impropres à la fabrication d’archets professionnels en raison de normes de qualité strictes”. L’autre argument majeur […]
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November 19, 2025 at 7:46 PM
26.000 km en mer pour près de 3000 vaches
Le Spiridon II, 52 ans, pavillon Togo, parti de Montevideo, Uruguay, le 19 septembre avec ses “marchandises” vivantes, arrivé au large de Bandirma, Turquie, le 22 octobre, mis en quarantaine pendant 23 jours, est reparti à Montevideo avec sa “cargaison”. Son arrivée est prévue pour la mi-décembre. Capture d’écran Marine Traffic 17 novembre 2025, 16h00 Le Spiridon II avait été exceptionnellement admis dans le port de Bandirma le 9 novembre pour embarquer un supplément de fourrage. En durée, le périple du Spiridon II égalera celui de l’Elbeik (92 jours) qui, parti de Tarragone en décembre 2020, était revenu à Carthagène en Espagne avec plus de 1000 veaux dont le débarquement avait été refusé dans tous les pays de Méditerranée orientale. Par contre, les génisses Holstein du cheptel uruguayen vont battre le record mondial du plus long parcours hors du plancher des vaches. Pour le retour au pays, elles risquent d’affronter dans l’océan Atlantique nord des tempêtes redoutables. Des millions de têtes de bétail sont transportées par mer chaque année mais assez peu de zoologues se penchent sur la question de savoir si elles sont sensibles au mal de mer et le peu d’études disponibles disent que oui, comme les moutons, les chevaux, les chiens et les chats. En tout cas, elles nagent mal et ont peu de chances de survivre après des naufrages ou des chavirages d’autant que, pour la plupart, elles restent prisonnières dans leurs box et dans la coque. En octobre 2015, la bétaillère Haidar, ex porte-conteneurs fraîchement […]
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November 17, 2025 at 7:46 PM
Bétaillères maritimes : 2901 vaches en souffrance
Dans cette bétaillère âgée de 52 ans en quarantaine au large de Bandırma en Türkiye, une vingtaine d’hommes et 2853 vaches sont pris au piège d’un commerce international indigne et honteusement persistant. Parti de Montevideo (Uruguay) à destination de la Türkiye le 19 septembre avec 2901 génisses dont certaines peuvent être gestantes, le Spiridon II est 54 jours plus tard dans l’impossibilité de livrer ses “marchandises” vivantes. Les autorités vétérinaires refusent leur débarquement à cause d’une controverse sur les étiquettes auriculaires garantissant, entre autres, l’origine exacte et le suivi de la santé des animaux. Les vidéos diffusées par notre partenaire AWF (Animal Welfare Foundation) et par Animal Save Movement Türkiye montrent que des fourrages supplémentaires ont été chargés sur le pont supérieur du Spiridon II le dimanche 9 novembre. Après cette opération, le Spiridon II a été évacué du port et l’attente se prolonge pour le bétail et pour l’équipage indésirables. D’ores et déjà 48 vaches seraient mortes. Les big-bags visibles sur cette photo contiendraient les cadavres. Spiridon II dans le port de Bandarma © Animal Welfare Foundation/Animal Save Movement Türkiye L’Uruguay est le 2ème exportateur de bétail d’Amérique du Sud après le Brésil. Dans les 8 premiers mois de l’année 2025, 265.000 têtes de bétail ont été exportées, des veaux, des génisses et des vaches des races Angus, Hereford et Holstein en Türkiye (77%), en Israël (12%) et au Maroc (11%). Entre la mi-août et la mi-septembre, 45.000 têtes de bétail ont été exportées selon les données de l’ACG […]
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November 12, 2025 at 7:39 PM