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La date du 17 février n’est ni une propriété privée, ni la victoire d’un groupe sur un autre #Tribunelibre Cliquez sur l'image
La date du 17 février n’est ni une propriété privée, ni la victoire d’un groupe sur un autre
Union-Paix-Solidarité Vingt-cinq ans après la fin de la tentative de sécession, il est regrettable de constater que certains de nos compatriotes semblent, de manière inconsciente, vouloir revivre les événements douloureux de la période d’août 1997. Ce contexte particulier, marqué par la proximité de la date du 17 février, ravive chez quelques membres du gouvernement comorien ainsi qu’au sein d’une faction de l’opposition, des velléités séparatistes.  Ce phénomène met en lumière la fragilité persistante de notre cohésion nationale et rappelle l’importance de rester vigilant face aux divisions qui pourraient compromettre l’unité conquise au prix de tant d’efforts et de sacrifices. Le 17 février 2001, à Fomboni Mohéli, après plusieurs tentatives de réconciliation, le gouvernement comorien de l’époque, accompagné des partis politiques qui le soutenaient, d’une part, et des partis de l’opposition ainsi que des représentants des îles, d’autre part, se sont réunis pour signer un accord cadre dit « de réconciliation nationale » sous l’égide de la communauté internationale, comprenant l’Union Africaine, l’Organisation des Nations Unies, l’Organisation Internationale de la Francophonie et la Ligue des États Arabes. Cet accord a mis fin au conflit sécessionniste, enterré la République Fédérale Islamique des Comores et a donné naissance à un Nouvel Ensemble Comorien. A l’approche de la date du 17 février, le gouvernement comorien cherche à s’approprier cette date historique, tandis que certains opposants veulent l’accaparer pour imposer leur existence. Pourtant, le 17 février 2001 demeure une date commémorative qui a rassemblé, à Mohéli dans la ville de Fomboni, tous les acteurs comoriens – politiques et membres de la société civile – pour sceller la volonté du peuple des trois îles à vivre ensemble dans la paix et l’harmonie. La date du 17 février n’est ni une propriété privée, ni la victoire d’un groupe sur un autre. Dans cette lutte fratricide qui a précédé le 17 février 2001, seul le peuple comorien des trois îles est sorti vainqueur. Nos populations souhaitent enterrer définitivement les appartenances insulaires, tout en reconnaissant la réalité géographique de notre pays. Les trois îles veulent avancer ensemble, chacune étant libre de réaliser ses aspirations en promouvant son développement socio-économique de façon autonome. Le parti Ulezi appelle à nouveau à un dialogue inter-comorien à l’occasion du 25ème anniversaire de la réconciliation nationale. Il est urgent de procéder à un bilan exhaustif du système de la tournante entre les îles et de leur autonomie. Les Comoriens des trois îles refusent toute nouvelle tentative de sécession et aspirent à une union sacrée, fondée sur la justice sociale et la stabilité politique. Natuk MOUZAOIR Secrétaire Général opposition parlementaire© « Copyright » Habarizacomores.com– www.habarizacomores.com
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February 16, 2026 at 6:51 PM
Commémoration des accords de Fomboni du 17 février 2001: La réconciliation n’est pas un gros mot #Tribunelibre Cliquez sur l'image
Commémoration des accords de Fomboni du 17 février 2001: La réconciliation n’est pas un gros mot
Commémoration des accords de Fomboni du 17 février 2001: La réconciliation n’est pas un gros mot Oui, réconcilions-nous avec le pays et nos consciences ! A l’approche du 25ème anniversaire des accords de Fomboni, le gouvernement insiste qu’il s’agit d’une commémoration, pas d’une réconciliation. Très bien. Pour cause, cet évenemnt est devenu objet de suspicion et divise. Pour le pouvoir, elle peut représenter un moment de bilan et de projection vers l’avenir tandis que pour l’opposition, cette commémoration suscite la méfiance et voit un risque de remise en cause d’acquis institutionnels ainsi qu’une tentative de remise en cause et de redéfinition des règles du jeu. Mais évitons de transformer le mot “réconciliation” en mot interdit. Commémorer Fomboni est légitime. Le mot “ réconciliation” semble déranger comme s’il révélait une faiblesse. Pourtant, il ne devrait pas nous effrayer. Les accords de Fomboni, signés en 2001, ont été un moment de réconciliation natioanele. Ils ont permis de dépasser une crise grave, de préserver l’unité des Iles et les commémorer, c’est reconnaitre cette étape décisive. Ces accords n’étaient pas une simple nouvelle architecture institutionnelle avec une présidence tournante entre les Iles, ils étaient aussi un sursaut collectif face au risque d’implosion nationale. Ceci, dit sans dialogue, sans compromis, sans respect mutuel, il n’y aurait plus d’Union des Comores. Mais, sans épiloguer longuement, les commémorer sans interroger l’état actuel du lien national serait un exercice incomplet. Pendant que les responsables politiques se disputent le sens d’un anniversaire, le pays, lui, attend autre chose ! La réconciliation nationale ne peut se limiter à un accord entre responsables politiques. Elle suppose une adhésion populaire, une confiance restaurée, c’est à dire que les institutions servent réellement l’intérêt général. Or, le malaise actuel ne réside pas uniquement dans les rapports entre pouvoir et opposition mais d’un sentiment de distance entre la classe politique et les réalités quotidiennes des citoyens. Pendant que les élites débattent de symboles et de mécanismes institutionnels, une grande partie de la population reste confrontée à des préoccupations bien plus immédiates, notamment l’emploi, la vie chère, services publics et perspectives pour la jeunesse. Si nous sommes honnêtes avec nous-mêmes, nous savons que notre pays a besoin de réconciliation. Pas seulement entre pouvoir et opposition mais avec lui-même. Nous sommes un petit pays et il n’y a aucune honte à le reconnaitre. Tout le monde se connait, les parcours politiques de tous sont connus et les responsabilités passées ne s’éffacent pas avec un changement de discours. Il est trop facile aujourd’hui de faire croire que le déclin du pays serait la responsabilité exclusive du pouvoir actuel. Oui, le pouvoir gouverne et porte une responsabilité majeure. Mais non, l’histoire de nos difficultés ne commence pas hier. Ceux qui sont aujourd’hui dans l’opposition ont, pour beaucoup, exercé des responsabilités importantes, puisqu’il s’agit des anciens gouverneurs, minsitres, directeurs de sociétés d’Etat et j’en passe.. On ne devient pas irréprochable simplement parce qu’on se retrouve dans l’opposition comme on ne devient pas blanc comme neige simplement parce qu’on change de banc.La responsabilité est partagée ! En outre, il y a une autre vérité qu’il faut avoir le courage de regarder en face, qui est que nous avons parfois tendance à nous prendre pour le nombril du monde. Nous dramatisons nos débats internes comme s’ils étaient observés par la planète entière et transformons chaque désaccord politique en crise existentielle. On s’enferme dans des querelles de personnes pendant que le monde avance. La réalité est plus simple et rude: le monde ne nous attend pas. Pendant que nous nous accusons mutuellement d’être responsables de tous les maux du pays, d’autres nations, parfois plus fragiles que la nôtre, réforment, innovent, investissent dans leur jeunesse. Il est temps que chacun fasse son examen de conscience car personne n’est totalement innocent. Que le pouvoir regarde ses décisions avec lucidité et que l’opposition accepte de considérer son propre bilan si bien qu’auccun camp n’a le monopole de la responsabilité et encore moins de la vérité. J’ose espérer que ce quart de siècle de réconciliation nationale soit un nouveau départ, pour une Union des Comores capable de relever les multiples défis qui se présentent et de construire un avenir digne de ses habitants. Said Omar Badaoui© « Copyright » Habarizacomores.com– www.habarizacomores.com
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February 15, 2026 at 6:07 PM
La panne démocratique #Tribunelibre Cliquez sur l'image
La panne démocratique
La panne démocratique Le parti «Orange», formation politique non interdite, a été empêché de tenir son congrès prévu à Nyumadzaha. Rien de surprenant dans un contexte national d’effondrement démocratique. Mais le mal n’est pas venu d’où on l’attendait. Il a jailli des réseaux sociaux. De ces prétendus médias qui au lieu d’informer le public à comprendre les raisons de cette interdiction, ont fait le choix d’un lynchage verbal du leader de ce parti, Mohamed Daoud, Alias Kiki. C’est à croire que la toile invitait à acclamer collectivement cette entrave à la démocratie au nom «d’une légitime revanche» contre celui qui fuit le premier Ministre de l’Intérieur de l’actuel régime au pouvoir et qui est passé à l’opposition depuis 2024. Pour résumer l'esprit de ce retour d'ascenseur réclamé par ces réseaux, Kiki devait payer «sa dette», lui qui a infligé le même sort aux détracteurs du même régime qu’il servait. Peu importe alors s’il s’en est écarté. Une posture tout simplement absurde pour des médias qui s’en prennent à longueur de commentaires à l’arbitraire du pouvoir, soutenant au passage les voix qui demandent sa chute. Le discours est à géométrie variable. Se réjouir de l’arbitraire quand ça arrange, faire preuve de clémence selon la tête des clients, y compris lorsque comme le premier, ils ont abandonné eux aussi le navire. Évidemment, nul ne peut oublier les affres commis par les hommes qui ont été aux responsabilités aujourd'hui comme hier, ni les systèmes qui les ont générés. Mais de là à faire l’apologie de la loi du talion et à vouloir se faire justice, il y a un seuil franchi dans la dérive et qui doit questionner la société que nous sommes en train de fabriquer. C’est à cette aune qu’il faille désormais analyser le dépérissement atteint par la conception que ce pays a de la politique. Au moment où l’on parle de réconciliation, la question est à quelle société l'on aspire? Eddine Mlivoidro© « Copyright » Habarizacomores.com– www.habarizacomores.com
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February 15, 2026 at 5:36 PM
Note d'alerte sur la dérive dynastique aux Comores et le risque d'instabilité régionale #Tribunelibre Cliquez sur l'image
Note d'alerte sur la dérive dynastique aux Comores et le risque d'instabilité régionale
37ème SOMMET DE L’UNION AFRICAINE Note d'alerte sur la dérive dynastique aux Comores et le risque d'instabilité régionale À l’attention de la Conférence des Chefs d’État, des délégations de l’Union Africaine et de l’OIF I. L’Accord de Fomboni : De la célébration à la profanation Lors de son allocution à l’occasion du sommet de l’Union Africaine du 14 février 2026 , le Colonel Azali Assoumani célèbre le 25 ème anniversaire de l’Accord de Réconciliation de Fomboni ( Île de Mohéli) et s’apprête à le faire en grande pompe à Mohéli le 17 février prochain alors que : - son régime a systématiquement réprimé, gazé et emprisonné les forces vives et les citoyens comoriens lorsqu’ils tentaient , les années précédentes, de célébrer cet événement historique. -le Colonel Azali Assoumani a méthodiquement démantelé les piliers de ce pacte National en supprimant l’Autonomie des Îles , le Conseil Constitutionnel, la Commission Nationale contre la Corruption -Les Présidents des Iles , devenus des Gouverneurs des iles autonomes , élus au suffrage universel, et symboles archipelique, sont dépouilles de tout pouvoir réel et soumis à l’autorité du fils du Président, « Vice Président de fait ». La célébration , cette année par le colonel Azali Assoumani, de l’anniversaire de cet accord est une imposture politique en ce sens que celui qui réprimait cette célébration et qui s’est toujours opposé à l’esprit et l’application de cet acte de paix et de réconciliation, cherche aujourd’hui à le récupérer pour masquer sa dérive autoritaire et le glissement de son régime en dynastie : ●Risque d’une énième caution internationale : La présence de l’UA et de l’OIF à cette célébration de façade risque d'être instrumentalisée pour valider un régime qui a, dans les faits, démantelé les acquis de Fomboni (suppression de la Cour Constitutionnelle et de la commission de lutte contre la corruption, fin de la rotation réelle de la présidence, répression des voix insulaires , l’absence d’autonomie des Îles ●Une provocation pour les Comoriens : Célébrer l'unité avec un passif et un bilan humain de sang et de « sorcellerie judiciaire » intolérable marqué par un chiffre terrifiant de 42 assassinats politiques , incluant des morts suspectes et des exécutions. La politique ciblée d’emprisonnement visant les natifs de l’Ile Autonome d’Anjouan a pour objectif de briser toute velléité de revendication de la présidence tournante , le cas du Président Ahmed Abdallah Sambi , en détention depuis plus de 8 ans a la suite d’une « sorcellerie judiciaire » et de nombreuses figures politiques originaires d’Anjouan est un affront à la réconciliation nationale. II. Une gouvernance familiale et népotique sans précédent . L’inquiétude des Comoriens est à son comble face au verrouillage de l’État par la famille présidentielle : • Nour El Fath Azali (Fils) : Secrétaire Général du Gouvernement (SGG), il exerce un contrôle absolu sur les décrets ministériels. Cette fonction, telle qu’ elle est exercée par le propre fils du Président, est une anomalie constitutionnelle : elle crée un "Vice-président de fait" non élu, préparant une succession dynastique en dehors de tout cadre légal. • Militarisation et contrôle technique : La nomination d'un autre fils comme Commandant adjoint de la Gendarmerie nationale, responsable, par ailleurs, d’une société privée de sécurité et de sa fille comme représentante aux Comores de la l'ASECNA parachève la mainmise familiale sur les secteurs régaliens et stratégiques (sécurité et transports et politiques , financiers et judiciaires). • Népotisme généralisé : Le placement de neveux aux postes clés de l’administration financière , judiciaire transforme la République en un patrimoine privé. III. Menaces sur l’unité nationale et la sécurité régionale L’aggravation de l’instabilité aux Comores ne restera pas confinée à l’archipel. • Zone de convoitise internationale : À l’heure où le canal du Mozambique fait l’objet d’une attention géostratégique majeure, l’effondrement du consensus social aux Comores ouvre la porte à des influences déstabilisatrices. • Frustrations insulaires : La politique de "deux poids, deux mesures" et la concentration des pouvoirs au profit d'un clan menacent directement la paix civile et l’Unité des Comores. La frustration, notamment à Anjouan et Mohéli, est une poudrière. IV. Appels à la vigilance de la communauté internationale En tant qu'acteur engagé pour l'État de droit, nous demandons solennellement à l'Union Africaine et à l'OIF : 1. De ne pas servir de caution à une célébration de l'Accord de Mohéli qui vide ce texte de sa substance. 2. D'exiger la libération des prisonniers politiques comme préalable à tout dialogue crédible. 3. De dénoncer la dérive dynastique qui viole les principes de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance. 4. D'envoyer une mission d'observation de haut niveau pour constater la réalité de la répression et l'illégalité institutionnelle de l'actuel Secrétariat Général du Gouvernement. Addis-Abeba, le 14 février 2026Note rédigée et présentée par Maître Said LARIFOU, Ancien candidat à l’élection présidentielle de l’Union des Comores, Président du RIDJA-PACTEF, Organisation politique comorienne et panafricaine© « Copyright » Habarizacomores.com– www.habarizacomores.com
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February 15, 2026 at 11:13 AM
Nouvelle négligence à l’Hôpital El-Maarouf : des femmes enceintes pénalisées #Tribunelibre Cliquez sur l'image
Nouvelle négligence à l’Hôpital El-Maarouf : des femmes enceintes pénalisées
Ce vendredi, des femmes enceintes venues pour leur consultation pré-anesthésique obligatoire avant une césarienne ont été renvoyées chez elles. C'est quoi le motif ?Le médecin titulaire est parti en voyage.Son intérimaire a refusé de faire les consultations parce que « ce n’était pas son tour ». Ce qu’il faut savoir : ● Cette consultation n’a lieu qu’une seule fois par semaine : le vendredi.● Si elle n’est pas faite, la césarienne est automatiquement reportée.● Certaines femmes concernées doivent accoucher la semaine prochaine. Cela signifie une semaine de retard.Une semaine d’angoisse.Une semaine de risque supplémentaire. On parle ici de femmes enceintes.On parle de vies humaines.On parle de sécurité maternelle. Comment un service aussi essentiel peut-il dépendre du “tour” d’un médecin ?Pourquoi aucune solution n’a été prévue en cas d’absence ?Pourquoi les patientes doivent-elles subir les conséquences d’un manque d’organisation ? Les négligences à l’Hôpital El-Maarouf deviennent trop fréquentes. La population mérite un service de santé fiable, organisé et responsable. ● La maternité ne peut pas attendre.● La santé publique ne peut pas fonctionner au hasard. Il est urgent que les autorités sanitaires prennent leurs responsabilités. BEN OMAR© « Copyright » Habarizacomores.com– www.habarizacomores.com
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February 13, 2026 at 2:05 PM
Hommage à Chamsouddine Ahmed, Président de l’Union des Chambres de Commerce #Tribunelibre Cliquez sur l'image
Hommage à Chamsouddine Ahmed, Président de l’Union des Chambres de Commerce
HOMMAGE À Chamsouddine Ahmed, Président de l’Union des Chambres de Commerce, d’Industrie et d’Artisanat des Comores (UCCIA) Par AHMED ALI AMIR Chamsouddine Ahmed appartient à la catégorie des hommes d’action. Entrepreneur aguerri et dirigeant respecté, il a contribué à faire de l’UCCIA une institution crédible, structurée et tournée vers l’avenir. Son parcours, de la reprise d’activités familiales à la modernisation d’entreprises organisées, témoigne d’un esprit d’initiative affirmé et d’une capacité constante à transformer les contraintes en opportunités. Titulaire d’une maîtrise en économie obtenue à l’Institut National de la Planification et de la Statistique en Algérie, il dispose d’une solide formation analytique et d’une compréhension fine des dynamiques économiques. Ces compétences nourrissent aujourd’hui son action à la tête de la Chambre de commerce des Comores. C’est toutefois dans son rôle consulaire que sa dimension nationale s’est pleinement révélée. Faut il rappeler que la fin du monopole du riz, après plus de dix années d’inertie, est le fruit d’échanges décisifs que Chamsoudine a eu avec le Président de la République. Ces discussions ont permis d’initier un processus de libéralisation courageuse, mettant un terme à une situation de monopole qui entravait la concurrence et pesait sur le pouvoir d’achat. À plusieurs reprises, Chamou (pour les intimes) a accompagné le Président de l’Union des Comores lors de déplacements officiels à l’étranger. Non pas en simple observateur, mais en acteur économique engagé. Pendant que la diplomatie politique ouvrait des perspectives institutionnelles, il consolidait des réseaux d’affaires. Pendant que les accords se négociaient, il promouvait les entrepreneurs comoriens. Il a rencontré investisseurs, chambres consulaires partenaires, opérateurs régionaux et institutions financières afin de défendre les intérêts du secteur privé comorien, attirer des partenariats structurants et encourager les échanges régionaux dans l’océan Indien. Je l’ai vu en Égypte défendre avec conviction le dossier Galawa, avec une connaissance précise de la complexité de cet hôtel emblématique et des enjeux économiques majeurs qu’il a engendrés pour la région de Mitsamiouli et au-delà. Il en parlait avec maîtrise, lucidité et responsabilité, allant jusqu’à proposer de reprendre le dossier pour lui redonner une dynamique, convaincu que ce projet dépasse le simple cadre hôtelier et touche à l’image, à l’emploi et à l’attractivité nationale. Sa démarche, bien que restée sans suite, témoignait d’un engagement sincère au service de l’économie comorienne. Son objectif est clair : positionner les Comores comme une terre d’opportunités. Ceux qui le côtoient décrivent un homme respectueux dans le débat, ferme dans ses convictions, mesuré dans ses propos et déterminé dans l’action. Son style n’est ni conflictuel ni spectaculaire. Il privilégie la méthode, le dialogue et la concertation. Dans un contexte économique exigeant, il a soutenu la structuration des PME, le renforcement du dialogue public-privé, la modernisation des chambres consulaires et l’intégration économique régionale. Il défend l’idée que le développement ne se décrète pas : il se construit avec les entrepreneurs. À Anjouan, lorsque les négociations autour de la signature du Dialogue public-privé semblaient sur le point d’échouer, il s’est personnellement investi pour rapprocher les positions, restaurer la confiance entre les parties et dégager les compromis nécessaires. Par son sens de la médiation et sa détermination, il a contribué à transformer une impasse annoncée en accord constructif, démontrant que le leadership économique repose avant tout sur l’écoute et la capacité à fédérer. À travers les réseaux consulaires régionaux, notamment Cap Business Océan Indien, il œuvre à l’insertion des Comores dans une dynamique économique régionale plus ambitieuse. Il sait que l’avenir d’un petit État insulaire repose sur la mobilité des compétences, la confiance entre partenaires et la capacité à créer des synergies durables. Dans cette perspective, Moroni accueillera en avril 2026 la 15ᵉ édition du Forum économique des îles de l’océan Indien (FEIOI), placée sous le thème : « Renforcer les synergies régionales ». Coorganisé par Cap Business Océan Indien, l’UCCIA et la Nouvelle OPACO, avec l’appui de partenaires régionaux et internationaux, dont l’AFD, ce forum ambitionne de renforcer la coopération économique inter-insulaire et de favoriser l’émergence de projets structurants. À travers cet hommage, je salue un dirigeant clairvoyant, un entrepreneur déterminé et un président consulaire engagé. Chamsouddine Ahmed incarne une génération de responsables pour qui le développement n’est pas un slogan, mais une mission. Il a compris de bonne heure que la prospérité d’un pays repose sur la vitalité de son secteur privé, et il a choisi d’y consacrer toute son énergie. 3A© « Copyright » Habarizacomores.com– www.habarizacomores.com
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February 13, 2026 at 12:57 PM
Hommage à Mohamed-Soyir Bajrafil Kassim, Ambassadeur et Délégué permanent de l’Union des Comores auprès de l’UNESCO #Tribunelibre Cliquez sur l'image
Hommage à Mohamed-Soyir Bajrafil Kassim, Ambassadeur et Délégué permanent de l’Union des Comores auprès de l’UNESCO
Hommage à Mohamed-Soyir Bajrafil Kassim, Ambassadeur et Délégué permanent de l’Union des Comores auprès de l’UNESCO PAR AHMED ALI AMIR Mohamed-Soyir Bajrafil Kassim incarne une diplomatie de l’intelligence, de la culture et du dialogue. Depuis 2021, nommé par le Président Azali Assoumani,en qualité d’Ambassadeur et Délégué permanent de l’Union des Comores auprès de l’UNESCO, il met au service de son pays une trajectoire rare, où le savoir académique, l’engagement intellectuel et l’action publique se répondent avec une remarquable cohérence. À Paris, sous son impulsion, la représentation comorienne s’est illustrée par des initiatives d’envergure qui ont renforcé la visibilité et la crédibilité des Comores dans l’enceinte multilatérale. L’organisation de l’événement Handicapacités, au siège de l’UNESCO, en est une illustration marquante : plusieurs dizaines de pays mobilisés, plus de deux mille participants, des institutions sportives internationales, des para-athlètes et des personnalités de premier plan réunis autour d’une même ambition. Cet événement majeur a symboliquement accompagné la clôture des Jeux paralympiques de Paris en septembre 2024. Président du Groupe Afrique de l’Est au sein de l’UNESCO et Vice-président du Groupe Afrique, il œuvre avec constance pour une Afrique audible, respectée et forte de proposition, convaincu que la culture et le dialogue sont des leviers stratégiques de paix et de coopération internationale. Cette action diplomatique s’enracine dans un parcours académique d’exception. Universitaire de haut niveau, Mohamed-Soyir Bajrafil Kassim est titulaire d’un doctorat en linguistique théorique, descriptive et automatique de l’Université Paris 7 Denis-Diderot, obtenu avec la mention très honorable assortie des félicitations du jury. Qualifié aux fonctions de Maître de conférences en langue et littérature arabes ainsi qu’en sciences du langage, il a enseigné dans plusieurs institutions universitaires françaises de référence, notamment à l’INALCO, à Paris 8 et à Paris-Est Créteil, ainsi que dans des formations spécialisées en géopolitique des religions et en théologie comparée. Chercheur associé au Laboratoire de Linguistique Formelle du CNRS, il s’est imposé comme l’un des spécialistes reconnus de la langue comorienne. Ses travaux scientifiques, ses contributions à des ouvrages collectifs internationaux et ses outils pédagogiques ont largement contribué à la valorisation, à la structuration et à la transmission de ce patrimoine linguistique fondamental. Essayiste et vulgarisateur reconnu en islamologie, il est également l’auteur de plusieurs ouvrages consacrés à l’islam contemporain, à l’islam de France, à la foi musulmane et aux dérives interprétatives. Sa parole, à la fois rigoureuse et accessible, l’a conduit à intervenir régulièrement dans des cadres institutionnels français sur les questions de radicalisation, de salafisme et de contre-discours théologique, notamment auprès de publics sensibles. Ancien Secrétaire général du Conseil Théologique Musulman de France, il a été un intervenant régulier dans les médias audiovisuels et la presse internationale, contribuant à installer un discours apaisé et exigeant sur l’islam et les sociétés musulmanes. Polyglotte, maîtrisant l’arabe, le comorien et le français comme langues de pensée et d’expression, Mohamed-Soyir Bajrafil Kassim incarne un profil rare : celui d’un intellectuel profondément enraciné, d’un homme de foi éclairé et d’un diplomate convaincu que la culture, le savoir et le dialogue demeurent les leviers les plus sûrs du progrès humain. L’inscription des palais historiques des Comores au patrimoine mondial de l’UNESCO consacre notre histoire comme héritage universel, affirme notre souveraineté culturelle et transforme la mémoire nationale en levier de développement et de fierté collective. Au-delà des fonctions et des titres, il y a l’homme.J’ai rencontré ou plutôt croisé Mohamed-Soyir Bajrafil Kassim après l’avoir longtemps connu de réputation. Quatre heures passées à ses côtés dans un bus, en Turquie. Quatre heures de conversation, de science, de culture et d’histoire, où le temps semblait suspendu. Ce fut moins un simple trajet qu’une traversée intellectuelle, un moment rare que l’on garde en mémoire comme un pèlerinage : avec gratitude. Cet homme, c’est un parcours qui force le respect.Un engagement qui honore les Comores.3A© « Copyright » Habarizacomores.com– www.habarizacomores.com
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February 11, 2026 at 11:31 AM
Le prix de l'arrogance et le naufrage d'un régime #Tribunelibre Cliquez sur l'image
Le prix de l'arrogance et le naufrage d'un régime
Le prix de l'arrogance et le naufrage d'un régime L’histoire politique des Comores retiendra sans doute la date du 10 septembre 2022 comme le symbole tragique d’un rendez-vous manqué avec la raison. Ce jour-là, en recevant l’ancien gouverneur Mouigni Baraka, le président Azali Assoumani tenait entre ses mains les clés d'une véritable réconciliation nationale et les jalons d'une paix durable. Mandaté par une opposition qui, après un vote interne, avait courageusement choisi la voie du « dialogue permanent » voulu par Azali, Mouigni Baraka ne se présentait pas en « traître » ou en « mendiant de pouvoir », comme certains ont pu l’en accuser injustement. À l’exception de voix lucides comme celle d’Ali Mhadji, la classe politique a tardé à comprendre qu’il s’agissait là d’une mission de salut public destinée à extraire la nation du naufrage. L'actualité mondiale nous le rappelle sans cesse : les plus grandes puissances et les dirigeants les plus influents finissent toujours par admettre que la force a ses limites et que seul le dialogue permet de résoudre les conflits en profondeur et de restaurer durablement la paix sociale. En acceptant l'invitation d'Azali, Mouigni Baraka s'inscrivait dans cette lignée de sagesse politique. Sa démarche n'était ni un signe de faiblesse, ni une quête de privilèges, mais une tentative sincère et visionnaire de stabiliser notre pays. Il a ainsi usé des seules armes légitimes : le dialogue, la diplomatie et le respect mutuel, cet héritage sacré que nous ont légué nos ancêtres et notre religion. Face à la triple agonie — politique, sociale et économique — qui étranglait déjà notre pays à l’époque, le cahier de doléances soumis par le gouverneur Mouigni BARAKA était limpide : libération des prisonniers politiques, retour sécurisé des exilés, dissolution d'une assemblée unicolore devenue une chambre d'écho, et retour scrupuleux à l'ordre constitutionnel issu des accords de Fomboni. Sur le plan de l'éthique, l'exigence de commissions anti-corruption et d'audits sur les sociétés d'État, y compris l’hôpital El-Maaroof, devait assainir les finances publiques. Enfin, sur le plan social, la fin du monopole sur le riz visait à briser les chaînes de l'urgence alimentaire. Pourtant, avec une arrogance qui se retourne aujourd'hui contre lui, le colonel Azali n'a retenu qu'une seule mesure : la fin du monopole sur le riz. En sauvant le ventre mais en piétinant le droit, le régime a cru pouvoir acheter le silence du peuple au prix du grain. Si cette mesure a certes évité la famine immédiate, elle n'était qu'un anesthésiant destiné à occulter le démantèlement des aspirations démocratiques. Aujourd'hui, en 2026, l'illusion s'est dissipée. Le peuple comorien ne demande plus seulement du riz; il réclame de la dignité, de la justice et le respect de sa Loi fondamentale. Il a compris la manœuvre du pouvoir qui consiste à diviser pour régner, en fustigeant tantôt le manque d’unité de l’opposition, tantôt son incapacité à mobiliser la rue, ou encore l'inertie d'une classe politique qu'il a lui-même entravée. Cette tentative du régime de rejeter sur ses détracteurs la responsabilité du chaos et des maux qui minent la société ne trompe désormais plus personne. C’est un contresens politique majeur : le développement, l’emploi, la santé et l’éducation relèvent de la responsabilité régalienne. Seul le gouvernement, unique détenteur des leviers financiers, institutionnels et diplomatiques, est comptable de la gestion de la cité. C’est à lui, et non à l’opposition, qu’incombe l’obligation de transformer les promesses en solutions concrètes. L'alerte rouge sur la présidence tournante est désormais lancée depuis l’île de Mohéli. Le 17 février 2026 représente bien plus qu'une simple échéance administrative : c'est le test ultime du pacte d'unité nationale. En ignorant les revendications légitimes de Mohéli, en s'obstinant à maintenir une assemblée unicolore et en ayant éventré l'autonomie des îles, le président Azali prend le risque de rompre définitivement le contrat social qui lie nos îles depuis 2001. Des femmes de Mohéli à l’ensemble de la classe politique, le moment est venu de dire "stop" aux manipulations du régime. Cette date se profile comme le miroir déformant des accords de Fomboni, mais aussi comme le prix du refus d’accepter les doléances de Mouigni Baraka lors de la rencontre du 10 septembre 2022. Si le régime persiste à ignorer les cris d’alarme de la société civile et le courage des femmes Mohéliennes, le risque d’instabilité ne sera plus seulement un avertissement, mais un point de rupture définitif. J’adresse cet appel à la communauté internationale : l'obstination d'un seul homme ne doit pas sacrifier l'avenir d'un peuple. L'histoire jugera sévèrement ceux qui ont vu les signes du naufrage et qui ont choisi de ne rien faire. BACAR MMADI, Cadre du parti RDCE en France© « Copyright » Habarizacomores.com– www.habarizacomores.com
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February 8, 2026 at 3:16 PM
La diaspora : un outil de développement local qui a oublié son propre développement économique #Tribunelibre Cliquez sur l'image
La diaspora : un outil de développement local qui a oublié son propre développement économique
La diaspora : un outil de développement local qui a oublié son propre développement économique La diaspora comorienne est souvent présentée comme le moteur du développement local. Elle finance les routes villageoises, construit des mosquées, soutient les écoles, les centres de santé et assure même les cotisations funéraires. Sans elle, de nombreuses localités seraient à l’arrêt. Pourtant, derrière cet engagement social remarquable se cache une contradiction économique profonde. Vivre en location, construire pour donner gratuitement Une réalité interpelle : la majorité des membres de la diaspora vit à l’étranger sous location, parfois dans des conditions précaires, tout en construisant aux Comores de grandes maisons modernes, souvent laissées fermées ou offertes gratuitement à des proches.Le discours est récurrent : « La maison de notre fille ne se loue pas » Cette phrase, devenue presque sacrée, révèle une mentalité déconnectée des réalités économiques. Comment comprendre qu’un individu accepte de payer un loyer chaque mois à l’étranger, mais refuse de tirer un revenu légitime de son propre bien immobilier au pays ? La peur sociale plus forte que la logique économique Derrière ce refus de louer se cachent plusieurs facteurs : • La pression sociale et familiale, où louer est perçu comme un manque de générosité.• La crainte des conflits liés aux loyers impayés ou à la dégradation du bien.• Une vision culturelle où la maison est avant tout un symbole d’honneur, non un actif économique.• Une méconnaissance de l’immobilier comme outil d’investissement.Résultat : la maison devient un poids financier, et non une source de sécurité économique. Construire sans rentabilité : une richesse immobile Construire pour donner gratuitement revient à immobiliser un capital important sans aucun retour. Pourtant, une maison louée pourrait :• Financer les études des enfants,• Soutenir les parents restés au pays,• Préparer la retraite,• Réduire la dépendance aux crédits et aux loyers à l’étranger. Au lieu de cela, la diaspora continue de s’endetter à l’extérieur tout en maintenant une richesse inactive aux Comores. Une diaspora déboussolée face à la réalité économique La diaspora a parfaitement compris le développement social, mais elle a largement négligé le développement économique individuel, pourtant indispensable au développement collectif.Un développement durable ne repose pas uniquement sur la générosité, mais aussi sur la création de revenus, la rentabilité des investissements et la transmission d’une culture économique saine. Repenser la vision de l’investissement Il ne s’agit pas de renier la solidarité, mais de la rendre intelligente et durable. Louer sa maison n’est ni une honte ni un abandon des valeurs. C’est au contraire : • Un acte de responsabilité économique,• Une protection contre la précarité,• Une contribution indirecte à l’économie locale. Conclusion La diaspora comorienne reste un pilier essentiel du développement local. Mais tant qu’elle continuera à vivre en location tout en refusant de rentabiliser ses propres biens, elle restera prisonnière d’un modèle contradictoire.Le vrai défi n’est plus de construire des maisons, mais de construire une conscience économique. AAbdouroihamane Moussa MkaziMkazi le 04/02/2026© « Copyright » Habarizacomores.com– www.habarizacomores.com
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February 4, 2026 at 6:27 PM
La rencontre entre le Dr Salim et Azali Assoumani : l'ironie du miroir #Tribunelibre Cliquez sur l'image
La rencontre entre le Dr Salim et Azali Assoumani : l'ironie du miroir
La rencontre entre le Dr Salim et Azali Assoumani : l'ironie du miroir ​ L’histoire politique récente nous rappelle une certaine ironie. Le 10 septembre 2022, lorsque Mouigni Baraka Said Soilihi avait entrepris de rencontrer le président Azali Assoumani à Beit-Salam, la transparence était de mise. Pourtant, les insultes et les accusations de trahison pleuvaient, notamment depuis les rangs du parti Juwa. ​À l'époque, Mouigni Baraka avait agi avec clarté, expliquant à chacun que sa démarche n’avait rien de personnel : l’une de ses premières revendications était d'ailleurs la libération du président Ahmed Abdallah Sambi et du Dr Salami. ​Aujourd'hui, on nous présente la visite discrète du Dr Salim chez le président Azali comme un acte de bravoure, alors qu'elle manque cruellement de cette concertation préalable que l'on reprochait tant aux autres hier. ​Cela révèle un mal profond : une partie de notre classe politique rejette systématiquement toute initiative dont elle n'est pas l'auteur. Le RDCE, pour sa part, reste cohérent : nous ne jugeons pas l'homme, mais l'acte. Le Dr Salim est un homme qui possède de nombreuses qualités et il ne saurait être acheté par un pouvoir aux abois. ​Si cette rencontre peut réellement servir l'intérêt supérieur de la nation et la paix sociale, nous ne nous y opposerons pas. Nous laissons à d'autres l'exercice de l'indignation à géométrie variable BACAR Mmadi, Cadre du parti RDCE en France© « Copyright » Habarizacomores.com– www.habarizacomores.com
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February 3, 2026 at 2:25 PM
Affaires d'escroquerie : l'homme d'affaires Doudou Tainamor au coeur de la tourmente #Tribunelibre Cliquez sur l'image
Affaires d'escroquerie : l'homme d'affaires Doudou Tainamor au coeur de la tourmente
Affaires d'escroquerie : l'homme d'affaires Doudou Tainamor au coeur de la tourmente À mesure que les témoignages et les procédures judiciaires s’accumulent, un nom revient avec insistance dans les couloirs des tribunaux, dans les banques et au sein des familles comoriennes meurtries : celui de Doudou Tainamor. Figure connue du milieu des affaires, il se retrouve aujourd’hui au centre d’une série d’affaires qui dessinent le portrait troublant d’un système où se mêlent spoliations foncières, impayés massifs et dettes bancaires non honorées, plongeant victimes et partenaires économiques dans une profonde incertitude. Selon les éléments exposés dans plusieurs dossiers, l’homme d’affaires est accusé pardifférentes familles comoriennes d’avoir acquis illégalement des terrains et des biensimmobiliers. À Malouzini notamment, des familles comme celles d’Ali Mohamed Soudja ou deMohamed Abdallah affirment avoir été dépossédées de leurs terres, parfois ensuitehypothéquées pour garantir des prêts bancaires. Pour ces familles, le sentiment dominant estcelui d’une injustice silencieuse, nourrie par la lenteur des procédures judiciaires et l’absence,jusqu’ici, de restitution effective de leurs biens. À Moroni, le cas du bâtiment Abbas Djoussouf, situé à Bacha (SAGC), illustre la gravité de lasituation. Loué depuis 2010 pour abriter le supermarché Komocash, le local est aujourd’huifermé, tandis que les loyers restent impayés depuis 2023, pour un montant dépassant les 70millions de francs comoriens. Et ce, malgré un arrêt de la Chambre commerciale de la Courd’appel de Moroni rendu en juin 2025 fixant clairement le montant du loyer dû. Le propriétaire,impuissant, voit son patrimoine immobilisé et en dégradation, son revenu suspendu et son droitbafoué. Mais l’affaire dépasse largement la sphère privée. Sur le plan international, la société françaised’import-export Evia Foods a obtenu une condamnation contre les entreprises liées à DoudouTainamor (Kom Baridi, Komocash et Maison Doudou Tainamor), pour un montant de 923 535euros, soit environ 454 millions de francs comoriens. Une décision rendue par le Tribunal decommerce de Paris qui jette une lumière crue sur l’ampleur des impayés et sur la fragilité desengagements contractuels pris par l’homme d’affaires. Les banques locales ne sont pas épargnées. La BIC Comores, la SNPSF et la BFC figurent parmiles établissements créanciers. Des montants vertigineux sont évoqués : -597 millions de FC dus à la BIC en 2021,-290,6 millions de FC réclamés par la BFC en 2024,-231,2 millions de FC dus à la SNPSF, selon des publications de la presse nationale. Autant de dettes restées en souffrance qui fragilisent la confiance entre les banques et les grandsacteurs économiques du pays. Face à cette accumulation de litiges, Doudou Tainamor apparaît moins comme un simpleentrepreneur en difficulté que comme le symbole d’un mode de gestion opaque, où l’expansionéconomique se serait faite au détriment du respect des règles, des contrats et des droits depropriété. Les poursuites judiciaires, aussi bien aux Comores qu’à l’international, confirment lagravité des accusations, même si aucune condamnation définitive n’a encore été prononcée auniveau national. Dans les rues de Moroni comme dans les villages concernés, le nom de Doudou Tainamor estdésormais associé à une même réalité : des familles ruinées, des commerçants floués, desbanques exposées et une justice attendue au tournant. L’homme qui incarnait jadis la réussiteentrepreneuriale est aujourd’hui perçu par beaucoup comme le visage d’un capitalismeprédateur, où l’enrichissement personnel se fait sur la détresse des autres. Plus grave encore, ces affaires nuisent profondément à l’image des Comores. Dans un pays enquête d’investissements étrangers et de crédibilité économique, la répétition des scandalesd’escroquerie et d’impayés fragilise la réputation nationale et alimente la méfiance despartenaires internationaux. Au-delà du cas Doudou Tainamor, c’est tout un système qui est interpellé : celui de la protection des biens fonciers, de l’efficacité de la justice commerciale, de la transparence dans les affaires et du respect des engagements financiers. Les Comoriens n’attendent plus seulement des procédures ; ils réclament des actes forts, capables de restaurer la confiance et de rappeler une vérité simple : nul n’est au-dessus de la loi, pas même ceux qui se présentent comme les grands bâtisseurs de l’économie nationale. M’madi Hassane membres des familles des victimes © « Copyright » Habarizacomores.com– www.habarizacomores.com
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February 2, 2026 at 9:32 AM
Hommage à Mohamed Mouigni Karizombo Ayouba Foumboni Aussi #Tribunelibre Cliquez sur l'image
Hommage à Mohamed Mouigni Karizombo Ayouba Foumboni Aussi
Aujourd'hui, c'est avec un grand plaisir que je rends hommage à un homme remarquable, Mohamed Mouigni Karizombo Ayouba Foumboni Aussi, un patriote qui a laissé une empreinte indélébile dans l'histoire des Comores. Bien que je n’aie pas eu la chance de le connaître personnellement, son héritage résonne profondément en moi et au sein de ma famille. ‎Un soldat et un servant du peuple ‎‎En tant que soldat français, mon grand-père a bravement combattu au premier rang des guerres mondiales, faisant preuve d'un courage et d'un dévouement admirables. Son service exemplaire pour la France est une source de fierté pour nous, ses petits-enfants. ‎ ‎Un visionnaire politique ‎‎En tant qu'ancien député, il a œuvré pour le développement et la prospérité de notre nation avant l'indépendance. Ses actions ont laissé des empreintes indélébiles à Foumbouni, Mbadjini, et à travers toutes les Comores. Grâce à sa vision et à son engagement, il a ouvert la voie à un avenir meilleur pour les générations futures. ‎ ‎Un fonctionnaire dévoué ‎ ‎Son rôle en tant que brigadier de douane durant l'époque coloniale témoigne de son intégrité et de son dévouement à servir sa communauté. Il a toujours œuvré pour la justice et a contribué à l'épanouissement des Comores dans un contexte difficile.‎‎Un des éminents représentants des valeurs traditionnelles, il était un homme d'exception, respectueux de ces valeurs, et l'un des grands notables de FOUMBOUNI."‎ ‎Un héritage de fierté et d'inspiration ‎‎Bien que je n'aie pas eu la chance de le connaître personnellement, je suis fier d’être son petit-fils. Son parcours nous inspire et nous rappelle l'importance de servir notre communauté et de défendre nos valeurs. Nous espérons tous hériter de sa richesse, de son ambition et de son amour pour notre patrie.‎‎En son honneur, continuons de porter ses valeurs et de nous battre pour un avenir où les principes de justice, d'égalité et d'héritage culturel perdurent. Que son nom demeure à jamais en mémoire dans nos cœurs et dans l’histoire des Comores.‎‎Mohamed Mouigni Karizombo Ayouba Foumboni Aussi était un homme exceptionnel et un véritable patriote. Puissent son souvenir et son héritage continuer à éclairer notre voie. Que nous, ses petits-fils, puissions marcher sur ses traces et perpétuer son engagement patriotique. DAMAS SOILIH© « Copyright » Habarizacomores.com– www.habarizacomores.com
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January 31, 2026 at 5:11 PM
"La responsabilité de l’état de la justice incombe à la Cour Suprême et non au Colonel Azali" #Tribunelibre Cliquez sur l'image
"La responsabilité de l’état de la justice incombe à la Cour Suprême et non au Colonel Azali"
LETTRE OUVERTE AU PRÉSIDENT DE LA COUR SUPRÊME DE L’UNION DES COMORES Objet : De la responsabilité historique et constitutionnelle de la Cour Suprême face au naufrage de l’État de Droit Monsieur le Président, L’image récente d’un membre éminent de la Cour Suprême siégeant à une conférence de presse aux côtés du Secrétaire Général du Gouvernement et du Ministre de la Justice impose une réaction solennelle. Au-delà de l'anomalie protocolaire, cet événement soulève une question de fond sur l'architecture de notre République. Je tiens, par la présente, à vous rappeler la lourde responsabilité qui pèse sur vos épaules. La Cour Suprême n’est pas un service rattaché à la Présidence ou au Ministère de la Justice ; elle est le sommet d'un pouvoir indépendant, le garant ultime de la paix sociale par le Droit. Il est trop facile, Monsieur le Président, de n’imputer l'état de déliquescence de notre système judiciaire qu'aux seules orientations politiques du pouvoir exécutif. Je l'affirme ici avec force : la responsabilité de l’état de la justice aux Comores incombe à la Cour Suprême, et non au Colonel Azali Assoumani. Le pouvoir politique agit selon sa propre logique somme anti démocratique et souvent en violation de notre constitution et nos engagements internationaux en matière des droits humains, mais c'est à l'institution que vous dirigez qu'il revient d'ériger les remparts nécessaires. L’indépendance ne se reçoit pas comme un cadeau du pouvoir exécutif ; elle s'exerce, elle s'arrache et elle se défend. En acceptant de confondre votre communication avec celle du gouvernement, vous envoyez le signal d'une reddition institutionnelle. Votre rôle est déterminant et décisif pour instaurer en urgence l’État de Droit. Sans une Cour Suprême debout, capable de dire le Droit sans crainte et de se tenir à une distance sacrée des estrades ministérielles : *  Le climat des affaires restera un mirage. * La sécurité juridique des citoyens sera inexistante. * La séparation des pouvoirs, inscrite à l’article 91 de notre Constitution, ne sera qu’une fiction juridique. Monsieur le Président, l'Histoire jugera votre capacité à rendre à la Haute Juridiction sa dignité et son autonomie. La Justice comorienne ne retrouvera sa crédibilité que le jour où elle cessera de chercher sa validation dans les rangs de l'exécutif pour la puiser uniquement dans la Loi. Il est temps que la Cour Suprême assume pleinement son autorité. Le pays vous regarde et l’histoire vous jugera. Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'expression de ma haute considération. Afrique , le 27 Janvier 2026 Me Saïd LARIFOU, Président du RIDJA-PACTEF© « Copyright » Habarizacomores.com– www.habarizacomores.com
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January 28, 2026 at 9:10 AM
Les Comores sont en train de devenir un pion sur l'échiquier des conflits mondiaux #Tribunelibre Cliquez sur l'image
Les Comores sont en train de devenir un pion sur l'échiquier des conflits mondiaux
APPEL AUX FORCES VIVES DES COMORES « Face au silence des armes et au fracas des puissances : Reprenons notre destin pour la sauvegarde de notre et la paix dans l’océan Indien ». Mes chers compatriotes, Forces vives de la Nation, C’est avec la gravité qu’impose l’exil, mais avec une détermination intacte pour notre patrie, que je m’adresse à vous aujourd'hui. Si ma voix vous parvient de l'extérieur, c'est parce que l'arbitraire et la violence ont tenté, par deux fois, de me réduire définitivement au silence sur notre sol. Notre région Océan Indien , l’Archipel des Comores en particulier, traverse une heure de vérité. Aujourd'hui, alors que le quotidien des comoriens est marqué par une pauvreté endémique, des injustices sociales révoltantes et une dérive institutionnelle qui menace sérieusement de transformer notre République en dynastie, un nouveau péril, plus insidieux encore , vient de franchir nos frontières, une nouvelle menace, plus vaste, plane sur l'archipel des Comores. L'Archipel, jouet des puissances mondiales Depuis quelques jours, le sol comorien est devenu le théâtre d’une démonstration de force symbolique et stratégique des grandes puissances militaires mondiales. La présence quasi simultanée de contingents russes et ces dernières 48heures, américains, ne relève pas du hasard. Elle est le signe avant coureur d’un basculement géopolitique majeur. Les Comores sont en train de devenir, à l'insu de leur peuple, un pion sur l'échiquier des conflits mondiaux. Nous nous opposons pas à une coopération avec des pays avec qui nous avons des intérêts communs. Notre préoccupation, l’intérêt des Comores est de veiller aux enjeux de sécurité nationale et à la stabilité de notre pays La préoccupations des Comoriens est de trouver des réponses concrètes au problème de la pauvreté endémique, des injustices sociales et l’enjeu pour les Comores est est de gérer cette nouvelle configuration géopolitique sans devenir le terrain d’une guerre de propagandes étrangères dans un environnement international très instable. Notre Région, l’Océan Indien, autrefois zone de paix, est brutalement jetée dans l’arène des conflits internationaux. Ce regain d’intérêt soudain pour nos Îles ne répond pas à nos besoins de développement mais à une logique de positionnement stratégique dans un environnement international en plein chamboulement et instable. Le risque d'une guerre par procuration Le danger est double : 1. La souveraineté bafouée : Des accords secrets transforment nos bases en instruments de puissances étrangères, sans aucun débat national. 2. La guerre de propagande : Le régime de Moroni, affaibli, incapable de mettre fin aux injustices sociales, à la politique répressive et arbitraire et aux abois, semble prêt à importer des conflits qui ne sont pas les nôtres pour assurer sa propre survie politique. Mon Appel aux Forces Vives sur le terrain À vous, acteurs politiques, membres de la société civile, intellectuels, et patriotes qui vivez quotidiennement le climat de tension et d'injustice aux Comores : je sais la peur des représailles qui pèse sur vous. Mais le silence aujourd'hui est une hypothèque sur l'avenir de nos enfants. Je vous appelle solennellement à nous unir pour exiger la vérité. Il appartient aux forces présentes sur le territoire national de solliciter, collectivement, une audience auprès du Colonel Azali Assoumani. Vous devez exiger des réponses claires sur la nature des accords militaires passés avec Moscou, Washington et Paris. Le peuple ne peut rester dans l'ignorance alors que son sol est mis à disposition d'armées étrangères. Le combat pour la démocratie et celui pour la souveraineté nationale sont indissociables. On ne peut prétendre diriger un pays en le livrant aux appétits géopolitiques extérieurs tout en opprimant sa propre population. Restons debout, lucides et unis. La nation comorienne appartient aux Comoriens, et non aux intérêts d'une dynastie ou aux calculs des grandes puissances. Afrique , le 25 janvier 2026Me Saïd LARIFOU, Président du RIDJA-PACTEFContact whatsapp : +33605993004© « Copyright » Habarizacomores.com– www.habarizacomores.com
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January 25, 2026 at 8:31 PM
Les Comores, possibles victimes collatérales d’un conflit international : USA/IRAN? #Tribunelibre Cliquez sur l'image
Les Comores, possibles victimes collatérales d’un conflit international : USA/IRAN?
Les Comores, possibles victimes collatérales d’un conflit international : USA/IRAN? L’Iran est dans le viseur des États-Unis et, en cas de résistance, une coalition occidentale pourrait se former. Depuis quelques jours, les forces américaines commencent à se positionner dans la région. La base la plus proche se trouve dans l’océan Indien, sur l’île de Diego Garcia, au nord des Comores. Cette grande base militaire pourrait devenir une cible pour l’Iran. D’ailleurs, au mois d’avril, l’Iran avait déjà menacé de l’attaquer. Dans ce contexte, la présence militaire américaine observée aux Comores depuis hier ne semble ni anodine ni due au hasard. Les Comores pourraient, éventuellement, servir de point d’appui logistique dans une opération militaire contre l’Iran. Les explications données aujourd’hui par l'état major comorien au camp d’Itsundzu, qui parlent d’une coopération militaire entre les Comores et les États-Unies pour lutter contre les activités illégales et illicites en mer sur la côte-est africaine, ne convainquent pas entièrement. En effet, plusieurs programmes régionaux existent déjà dans ce domaine, avec la participation de partenaires internationaux, dont les États-Unis. Donc, cette coopération est trop louche. Compte tenu des possibles conséquences d’un tel contexte international, il est important que toute cette coopération soit expliquée clairement à la population. Le gouvernement doit faire preuve de transparence (pour une seule dans la vie) sur les objectifs de ces accords, sur ce qu’ils impliquent concrètement et sur les risques éventuels pour le pays, si cette situation venait à être liée à un conflit armé. Saïd Ali Hamidou© « Copyright » Habarizacomores.com– www.habarizacomores.com
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January 24, 2026 at 7:13 PM
Lettre ouverte à Madame la Diva Samra #Tribunelibre Cliquez sur l'image
Lettre ouverte à Madame la Diva Samra
Lettre ouverte à Madame la Diva Samra Madame Diva Samdra, Je vous écris avec le cœur lourd, mais animé par un profond respect pour la femme, l’artiste et la sœur comorienne que vous êtes. Vous êtes aujourd’hui l’une des chanteuses les plus suivies de notre pays, une voix qui porte notre culture, nos valeurs et l’image de la femme comorienne bien au-delà de nos frontières. Justement parce que vous êtes cette figure publique, cette référence pour tant de jeunes filles, cette situation qui fait débat autour de la somme de 30 000 euros dépasse désormais le simple cadre d’un différend. Elle a pris une tournure malsaine. Elle blesse, elle divise, et surtout, elle porte atteinte à votre nom et à votre dignité. Et cela, en tant que frère, me brise le cœur. Chère Diva, il y a des combats que la justice tranche, et d’autres que la sagesse anticipe. En attendant que la justice fasse son travail, votre nom, lui, est déjà exposé, déjà jugé dans l’opinion. Or, le respect et la dignité n’ont pas de prix. Parfois, il faut faire le nécessaire non pas parce qu’on est coupable, mais parce que l’honneur vaut plus que toute somme d’argent. Je vous recommande vivement, avec sincérité et affection fraternelle, de faire l’effort de régler cette somme, sans tenir compte des procédures judiciaires en cours. Non par faiblesse, mais par grandeur. Non par peur, mais par amour de votre image, de votre parcours et de ce que vous représentez pour les Comores. J’en appelle solennellement à toutes les personnes de bonne foi : au village, à la famille, aux amis, aux proches, ne laissons pas ce dossier s’enliser davantage. Ne forçons pas un débat qui salit inutilement. Samdra est une femme comorienne qui hisse notre culture, qui porte notre identité. Sa dignité est aujourd’hui en péril, et c’est toute la société qui en est affectée. J’interpelle également son avocat : regardons la société dans laquelle nous vivons, regardons la violence des réseaux sociaux, la rapidité avec laquelle on détruit une réputation. Parfois, prévenir vaut mieux que gagner un procès. MKOMORI YEWUDJIPVIWA YEKA MOINAGNA HAHUNDROI NIMBI.BAHI KAMTOWA YEMAPESSA YANU. Enfin, un message clair à tous ceux qui se réjouissent de ce débat : souvenez-vous que nous avons des sœurs, des femmes, des nièces. Quelles que soient leurs erreurs, réelles ou supposées, elles méritent du respect. On ne construit pas une société en humiliant ses femmes. Chère Diva, cette lettre n’est ni une accusation ni un jugement. C’est un cri du cœur, un appel à la sagesse, à la solidarité et à la protection de la dignité d’une femme comorienne.Avec respect et considération fraternelle.Un de vos frères Ali Abdallah Kassim© « Copyright » Habarizacomores.com– www.habarizacomores.com
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January 24, 2026 at 7:09 PM
Mzé Aboudou – Ce que j’ai aperçu #Tribunelibre Cliquez sur l'image
Mzé Aboudou – Ce que j’ai aperçu
Mzé Aboudou – Ce que j’ai aperçu PAR AHMED ALI AMIR  Mzé Aboudou que j’ai eu le privilège de côtoyer appartient à cette génération de responsables publics qui ont compris que la souveraineté d’un État ne se proclame pas : elle se construit, patiemment, sur la rigueur financière, la stabilité macroéconomique et la solidité des institutions. Lorsque j’exerçais les fonctions de correspondant de l’agence Reuters aux Comores, j’ai eu l’occasion de mesurer, de manière très concrète, la portée de son travail. Nous avions réalisé plusieurs interviews de haut niveau sur l’état de santé de la monnaie comorienne et de l’économie nationale. Ces échanges, fondés sur des données précises, des indicateurs vérifiables et une vision claire des équilibres macroéconomiques, avaient été largement repris par la presse économique internationale, aussi bien francophone qu’anglophone. Pour un petit État insulaire comme les Comores, voir ses analyses financières relayées par des médias spécialisés de référence constituait en soi un marqueur de crédibilité. Cela signifiait que la parole économique comorienne, portée par ses institutions, était devenue audible, sérieuse et respectée au-delà de nos frontières. Que ce soit à la tête de la Banque Centrale des Comores ou au ministère des Finances, son action s’est inscrite dans une même logique : remplacer l’improvisation par la méthode, l’approximation par la discipline, et le discours politique par la crédibilité économique. Comme Gouverneur de la Banque Centrale, il a œuvré à la consolidation du système monétaire et bancaire. Son passage a été marqué par le renforcement de la supervision des établissements financiers, l’amélioration des mécanismes de contrôle prudentiel et la modernisation progressive des instruments de politique monétaire. Sur le plan des résultats macroéconomiques, l’inflation est demeurée globalement maîtrisée, évoluant autour de 3 à 5 %, dans un contexte régional où nombre de pays africains connaissaient des tensions à deux chiffres. Les réserves de change, quant à elles, couvraient en moyenne entre 5 et 7 mois d’importations, un seuil considéré comme sain pour une petite économie insulaire dépendante des importations. Ces indicateurs traduisaient une capacité accrue de résilience et une meilleure protection du franc comorien. L’objectif était clair : sécuriser la monnaie nationale, protéger l’épargne, instaurer davantage de transparence dans la régulation financière et rapprocher l’institution des standards internationaux en matière de gouvernance et de communication. Ce travail, souvent discret, constituait pourtant l’ossature même de la crédibilité financière d’un État. Et c’est précisément cette crédibilité qui permettait aux institutions financières comoriennes de dialoguer d’égal à égal avec les partenaires internationaux et d’être prises au sérieux par les grandes agences de presse et les cercles économiques mondiaux. Devenu Ministre des Finances, du Budget et du Secteur bancaire, il a prolongé cette même exigence de rigueur à l’échelle des finances publiques. Dans un contexte marqué par de fortes pressions sociales et des besoins considérables en investissements, sa priorité a été la restauration de la discipline budgétaire, la rationalisation des dépenses, la sécurisation des recettes et la modernisation des procédures de gestion. Cette orientation s’est traduite par un effort constant pour maintenir le déficit budgétaire dans une fourchette compatible avec les équilibres macroéconomiques, malgré la fragilité structurelle de l’économie comorienne.  La mobilisation des recettes internes s’est progressivement améliorée, réduisant la dépendance exclusive à l’aide extérieure et renforçant l’autonomie financière de l’État. Le dialogue avec le FMI et la Banque mondiale a permis de sécuriser des appuis financiers concessionnels de plusieurs dizaines de millions de dollars. Cette approche n’était pas une soumission, comme on aime parfois le lui reprocher, mais un levier de crédibilité macroéconomique et de repositionnement international des Comores en tant qu’État sérieux, capable d’honorer ses engagements. Sur le plan bancaire, il a soutenu les efforts visant à renforcer l’inclusion financière. Celle-ci a connu une progression notable, avec un taux de bancarisation passant progressivement de moins d’un quart de la population à près d’un tiers. Ce mouvement, marque une meilleure intégration des citoyens dans le système financier formel, condition essentielle de toute dynamique de développement. Les réformes portées par Mzé Aboudou relèvent davantage de la construction de fond que de l’effet d’annonce : dtabiliser la monnaie, crédibiliser la gestion budgétaire, assainir les finances publiques, moderniser l’appareil financier de l’État. Une œuvre technique, souvent impopulaire, mais indispensable. Dans un pays insulaire et économiquement fragile comme les Comores, cette approche constitue une forme de patriotisme économique : protéger l’équilibre financier aujourd’hui pour préserver la souveraineté et la dignité nationale demain. Ces chiffres ne sont pas des trophées politiques. Ils sont les indicateurs d’un État qui tient debout. La souveraineté ne se mesure pas dans les slogans, mais dans une inflation contenue, un déficit maîtrisé, des réserves de change solides et une crédibilité retrouvée auprès des partenaires financiers et des observateurs économiques internationaux. L’ayant vu modérer plusieurs conférences à l’international, il ne se contentait jamais d’un rôle protocolaire. Il structurait les débats, élevait le niveau des échanges, soulevait les questions essentielles et ramenait toujours la discussion à ce qui compte réellement : l’intérêt de l’État, la méthode et la responsabilité. Sa maîtrise de la finance internationale en général, et du financement du climat en particulier, allait de pair avec une fierté lucide de servir son pays avec sérieux. On peut débattre des choix de l'homme, confronter les visions, discuter des politiques. Mais on ne peut nier une chose : Mzé Aboudou a servi l’État comorien dans ses fondations économiques les plus sensibles. Et dans un pays qui cherche encore sa pleine stabilité institutionnelle, un tel parcours devrait inspirer le respect, même chez ceux qui ne partagent pas ses positions. Car le vrai débat se situe dans les résultats, et non ailleurs. Qui a réellement contribué à renforcer l’État ? Sur ce terrain-là, j’ai l’intime conviction que Mzé Aboudou demeure une référence. Ahmed Ali Amir 3A Sources : -Rapports trimestriels de LA BCC-Interviews Reuteurs.© « Copyright » Habarizacomores.com– www.habarizacomores.com
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January 23, 2026 at 7:07 AM
Pourquoi laisser dormir nos milliards à Paris alors que les Comores ont faim d'investissements ? #Tribunelibre Cliquez sur l'image
Pourquoi laisser dormir nos milliards à Paris alors que les Comores ont faim d'investissements ?
Pourquoi laisser dormir nos milliards à Paris alors que les Comores ont faim d'investissements ? L’entrepreneur Daoud Halifa a récemment posé une question qui brûle les lèvres de tous ceux qui aspirent à une véritable souveraineté économique : pourquoi ne pas mobiliser 30 % de nos réserves de devises détenues auprès du Trésor français pour financer nos projets structurants ? À l’heure où le « Grand Renouveau » est invoqué comme un mantra, il est temps de passer de la poésie politique à l’ingénierie financière. Cette proposition doit devenir l’un des piliers de notre stratégie nationale d’investissement, car elle repose sur une réalité juridique souvent méconnue : les devises déposées sur le compte d’opérations ne sont pas un don de la France, elles sont la propriété exclusive de la Banque Centrale des Comores (BCC). Les accords actuels n’exigent qu’un seuil de couverture minimal de 20 % pour garantir la parité avec l’Euro. Aujourd’hui, nos avoirs extérieurs nets sont estimés entre 350 et 400 millions d’euros (environ 200 milliards de KMF). Près de la moitié de cette somme est logée au Trésor français. Pourtant, notre taux de couverture oscille entre 60 % et 80 %. Maintenir un tel excédent en sommeil alors que nos infrastructures crient famine représente un manque à gagner historique. Oui, en réponse à M. Daoud Halifa, cette mobilisation est techniquement possible. Le compte d'opérations est un compte courant dont la BCC est l'unique propriétaire. L'État n’a pas à solliciter une « autorisation » de retrait, mais doit agir avec audace et stratégie. Le spectre de l’inflation ou de la dévaluation, souvent agité pour paralyser toute initiative, ne devient une réalité que là où l’argent est gaspillé. Ce risque est nul si la ressource est allouée avec rigueur. Au lieu que cet argent demeure une épargne liquide qui rapporte des intérêts à la BCC sans créer d’emplois ni de croissance directe, je préconise, comme Daoud Halifa, qu’il soit mobilisé. Ces fonds doivent être réinjectés dans l’économie comorienne pour construire des unités de transformation, des usines, des routes ou des centrales électriques, créant ainsi des perspectives d'avenir et des emplois pour notre jeunesse. Personnellement, je propose qu'une fois ces fonds mobilisés, nous les sanctuarisions au sein d’un Fonds Souverain d’Investissement Stratégique, créant ainsi un rempart contre les dérives. Ce capital ne doit en aucun cas financer le train de vie de l’État, son fonctionnement, les voyages officiels ou les salaires, mais se muer exclusivement en équipements et en technologies importés. C'est ici que l'ingénierie prend tout son sens : en achetant directement à l'étranger nos centrales solaires, nos infrastructures hydrauliques, nos équipements portuaires ou nos plateaux médicaux de pointe, nous créons de la richesse interne sans injecter de monnaie fiduciaire dans le circuit local. En dépensant ces devises hors du circuit monétaire interne, nous créons de la richesse sans injecter de monnaie fiduciaire locale, neutralisant ainsi mécaniquement toute poussée inflationniste. L’objectif est limpide : investir dans ce qui génère des devises demain. En finançant la transformation de notre vanille, de notre ylang-ylang, et en structurant notre économie bleue et notre tourisme, nous garantissons la reconstitution naturelle de nos réserves de change à l’avenir. Cependant, le véritable défi est moral. Pour être crédible, cette démarche exige une gouvernance irréprochable, une transparence absolue et une rupture nette avec le népotisme. L'expertise technique doit remplacer le clientélisme. C’est par cette maturité stratégique et un dialogue institutionnel serein avec nos partenaires que nous transformerons notre épargne stérile en un levier souverain pour bâtir le présent. La proposition de Daoud Halifa place les autorités monétaires face à leurs responsabilités : choisir entre une épargne stérile par peur du futur ou un investissement souverain pour bâtir le présent. Le décollage des Comores ne sera pas le fruit d'une incantation, mais celui d'une rupture courageuse avec une gouvernance qui n'ose pas encore utiliser ses propres leviers de croissance. Par BACAR Mmadi, Cadre du parti RDCE en France© « Copyright » Habarizacomores.com– www.habarizacomores.com
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January 18, 2026 at 5:41 PM
Mayotte et les Comores, le sport ne doit pas être le terrain de nos échecs politiques #Tribunelibre Cliquez sur l'image
Mayotte et les Comores, le sport ne doit pas être le terrain de nos échecs politiques
Mayotte et les Comores, le sport ne doit pas être le terrain de nos échecs politiques Les tensions qui déchirent aujourd'hui l'archipel des Comores et l’île de Mayotte atteignent un seuil critique. Alors que l’histoire nous lie par le sang, la culture et la géographie, le fossé politique ne cesse de s’élargir, prenant en otage les deux piliers de notre avenir commun : la jeunesse et le sport. Depuis 1975, le contentieux territorial entre la France et les Comores sur le statut de Mayotte reste une plaie ouverte. D'un côté, la revendication souverainiste comorienne s'appuie sur le droit international ; de l'autre, la volonté démocratique des Mahorais de rester Français s’affirme avec force. Malgré les promesses de coopération et l’accompagnement financier vers l’échéance « Comores émergentes 2030 », la réalité sur le terrain est celle d'une méfiance grandissante qui paralyse toute avancée concrète. Cette diplomatie en panne trouve aujourd'hui son symptôme le plus frappant dans l’incertitude entourant la participation de Mayotte aux Jeux des îles de l’Océan Indien (JIOI) 2027. Lorsque le stade devient une arène politique, ce sont les athlètes qui perdent, et la récente délibération du Conseil Départemental de Mayotte témoigne de cette rupture profonde. Il est désormais légitime de se demander si l'organisation de ces jeux aux Comores n'est pas une manœuvre de diversion. En agitant le drapeau de la souveraineté sur Mayotte, le pouvoir en place à Moroni semble vouloir masquer les défis internes profonds et les contestations qui pèsent sur sa propre gouvernance. Il est temps de rompre avec cette immaturité politique qui consiste à utiliser l'identité mahoraise comme un éternel bouc émissaire. Détourner l'opinion publique des enjeux réels — l'éducation, la santé, l'emploi et la libre circulation — pour se focaliser sur des querelles de clocher est une stratégie à court terme qui condamne notre région à l'instabilité. Nous appelons à un éveil des consciences collectives. Le respect de la trajectoire choisie par les Mahorais et la nécessité d'un développement harmonieux des Comores ne sont pas incompatibles. Ils exigent simplement de la part de nos dirigeants du courage, de la vérité et une fraternité qui dépasse enfin les slogans. Pour que 2027 ne soit pas l'année d'une rupture définitive, mais celle d'un respect mutuel enfin retrouvé. Par GHANEM Aboubacar© « Copyright » Habarizacomores.com– www.habarizacomores.com
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January 17, 2026 at 8:55 AM
Situation de l’ancien président Sambi : Emprisonnement, trahison présumée et perspectives de réconciliation #Tribunelibre Cliquez sur l'image
Situation de l’ancien président Sambi : Emprisonnement, trahison présumée et perspectives de réconciliation
La situation de l’ancien président Ahmed Abdallah Sambi aux Comores : Emprisonnement, trahison présumée et perspectives de réconciliation Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, ancien président de l’Union des Comores de 2006 à 2011, reste une figure emblématique de la politique comorienne. Rappelons que Sambi est né en 1958 à Mutsamudu sur l’île d’Anjouan, il est un leader sunnite formé en Iran et en Arabie saoudite, souvent surnommé “l’ayatollah” pour son style charismatique et ses liens avec la politique. Son mandat présidentiel a été marqué par des efforts de stabilisation après des années d’instabilité, mais aussi par des accusations de corruption de par ses opposants qui ont resurgi plus tard. En 2016, Sambi a joué un rôle décisif dans l’élection d’Azali Assoumani à la présidence. Azali, cet ancien colonel putschiste avait déjà dirigé le pays de 1999 à 2006, a bénéficié du soutien électoral de Sambi, originaire d’Anjouan, pour remporter le scrutin dans le contexte de rotation présidentielle entre les îles (Grande Comore, Anjouan et Mohéli). Les deux hommes avaient conclu un accord informel de gouvernance, visant à partager le pouvoir et à respecter le principe de tournante insulaire inscrit dans la Constitution de 2001. Cependant, cet accord a été rompu unilatéralement par Azali peu après un an de gouvernance commune. En 2018, Azali a initié un référendum constitutionnel controversé pour abolir la limite de mandats, permettant ainsi sa réélection en 2019 et en 2024, malgré des accusations de fraudes et des manifestations violentes. C’est dans ce climat de tensions politiques que Sambi a été arrêté en août 2018, initialement placé en résidence surveillée pour “trouble à l’ordre public”. Trois mois plus tard, il a été incarcéré à la prison de Moroni ( sa résidence devient une annexe ) . Les charges ont évolué : d’abord accusé de corruption liée à un programme de vente de passeports comoriens à des apatrides (principalement des Bédouins des Émirats arabes unis et du Koweït), il a finalement été jugé pour “haute trahison” par la Cour de sûreté de l’État, une juridiction spéciale critiquée pour son manque d’indépendance. En novembre 2022, Sambi a été condamné à perpétuité, une sentence qualifiée de “politique” par la plupart l’ensemble des comoriens rt des observateurs internationaux, qui dénoncent un procès inéquitable et des conditions de détention dégradantes. À 67 ans en 2026, Sambi reste emprisonné, et ses appels à la libération pour raisons humanitaires (il souffre de problèmes de santé) n’ont pas abouti jusqu’à présent. Le contexte politique actuel offre toutefois une opportunité potentielle de dénouement. Le président Azali Assoumani, réélu en janvier 2024 pour un mandat de cinq ans, a annoncé en septembre 2025 l’organisation d’assises nationales prévues en février 2026 à Fomboni, sur l’île de Mohéli. Cet événement, programmé autour du 17 février – date anniversaire des Accords de Fomboni signés en 2001 pour mettre fin à la crise séparatiste anjouanaise – vise à promouvoir la “réconciliation nationale” et à consolider l’unité du pays. Dans son adresse à la nation du 5 janvier 2026, Azali a insisté sur la stabilité et le développement, invitant à une collaboration étroite entre les acteurs locaux pour un “horizon 2026” émergent. Pour les opposants et surtout les partisans de Sambi, ces assises représentent une occasion idéale pour Azali de faire un geste de clémence, comme une grâce présidentielle, afin de véritablement incarner la réconciliation. Des voix dans l’opposition, y compris sur l’île de Mohéli qui réclame la tournante présidentielle en 2026, appellent à la libération de figures politiques détenues pour apaiser les tensions persistantes. Cependant, Azali, qui a nié en janvier 2025 toute intention de passer le pouvoir à son fils Nour el-Fath Azali (secrétaire général du gouvernement), maintient un contrôle ferme sur les institutions, et rien n’indique pour l’instant une telle décision. En somme, l’emprisonnement de Sambi illustre les fractures profondes de la politique comorienne, entre ambitions personnelles et quête d’unité nationale. Si les assises de février 2026 marquent un tournant vers une véritable réconciliation, une grâce pour Sambi pourrait symboliser un pas vers la pacification, mais cela dépendra de la volonté politique d’Azali Assoumani face aux pressions internes et internationales. Dr ADAM JimmyMilitant du parti Juwa© « Copyright » Habarizacomores.com– www.habarizacomores.com
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January 13, 2026 at 4:26 PM
Comores : Le silence de la honte face à l'humiliation nationale ! #Tribunelibre Cliquez sur l'image
Comores : Le silence de la honte face à l'humiliation nationale !
Comores : Le silence de la honte face à l'humiliation nationale ! Jusqu’à quand nos autorités resteront-elles muettes alors que la dignité du peuple comorien est piétinée au grand jour ? Depuis plus de quatre ans, une politique de mépris systématique est orchestrée par les autorités consulaires françaises à l’encontre des Franco-Comoriens. Ces citoyens, nés et ayant grandi sur notre sol, subissent un véritable enfer administratif. L’objectif est clair : décourager, entraver et briser toute personne réclamant ses droits légitimes. Une machine à exclure et à criminaliser : Délais interminables pour les transcriptions d’actes de naissance ou de mariage, refus illégaux de délivrer des passeports à des titulaires de Certificats de Nationalité Française (CNF)... La liste des sévices administratifs est longue. Plus grave encore : le passage d’une gestion administrative à une véritable politique pénale discriminatoire. Aujourd'hui, demander la reconnaissance de sa nationalité par filiation quand on réside aux Comores équivaut, aux yeux du Consulat de France aux Comores et à la #ustice française, à une suspicion de fraude. On menace, on bloque, on saisit systématiquement le procureur, poussant des familles entières à engager des frais de justice colossaux dans un pays qui n’est même pas leur lieu de résidence. L’accueil en "ami", le mépris en retour : Pendant que nos frères et sœurs sont humiliés, que fait l'État comorien ? Rien. Un silence assourdissant. On dirait que tput le monde a peur de provoquer la France au risque de se voir refuser un jour un visa Schengen. Pire, on assiste à une mascarade révoltante : le nouvel Ambassadeur de France est accueilli en grande pompe, invité dans nos villages les plus reculés, reçu dans l’intimité de nos foyers comme un ami de la nation. On lui ouvre nos portes, alors que ses services ferment les leurs à nos visages. Le sommet de l’absurdité : "L’humiliation totale" : Dernière trouvaille du Consulat de France, qui frise le délire bureaucratique : pour transcrire l’acte de naissance d’un enfant mineur né aux Comores, il faut désormais que les actes soient pré-légalisés par le Ministère des Affaires Etrangères de l'Union des Comores à Moroni... ET ensuite par l’Ambassadeur des Comores à Paris, en personne ! Imaginez l'absurdité : un parent résidant aux Comores, pour un acte comorien destiné à un service français aux Comores, doit envoyer ses documents à Paris pour obtenir une signature avant de les ramener ici. C'est une insulte à notre souveraineté ! C'est imposer une double peine financière et logistique à nos citoyens, avec la bénédiction tacite de nos dirigeants. NOUS POSONS LA QUESTION : À quoi sert notre diplomatie si elle est incapable de protéger ses ressortissants contre de telles pratiques vexatoires ? Pourquoi ce silence alors que l’on exige de nous des procédures que la France n'oserait imposer à aucune autre nation ? Le respect ne se demande pas, il s'arrache. Messieurs les gouvernants, votre silence n'est plus de la diplomatie, c'est de la complicité de maltraitance. Nous autres, si on nous refuse un visa Shengen, on ira ailleurs. Le monde est vaste et prêt à nous accueillir les bras ouverts. Abdoulbastoi Moudjahidi, avocat© « Copyright » Habarizacomores.com– www.habarizacomores.com
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January 13, 2026 at 2:42 PM
Le désarroi d’une opposition comorienne en quête d’identité #Tribunelibre Cliquez sur l'image
Le désarroi d’une opposition comorienne en quête d’identité
Le désarroi d’une opposition comorienne en quête d’identité Dans le paysage politique comorien, marqué par un régime autoritaire qui s’est imposé depuis avril 2018 à travers les Assises nationales – un processus auquel certains opposants actuels ont eux-mêmes participé –, l’opposition, dont je fais partie, peine à trouver une cohésion et une stratégie efficace pour contrer ce pouvoir. Au fil des huit dernières années, toutes les initiatives lancées pour défier le régime d’Azali Assoumani se sont soldées par des échecs retentissants. Cette impuissance n’est pas seulement due à la répression gouvernementale, mais aussi à une division interne profonde, exacerbée par une idéologie radicale qui a infiltré les rangs de l’opposition. Celle-ci se retrouve ainsi dispersée, sans ligne politique claire ni vision unifiée, comme un corps sans tête, incapable de mobiliser ses forces pour un combat cohérent. Le cœur du problème réside dans cette indécision chronique : l’opposition ne parvient pas à définir le mode opératoire de sa lutte. D’un côté, elle rechigne à s’engager pleinement dans une voie politique et démocratique, qui impliquerait des négociations structurées, des alliances durables et une mobilisation populaire pacifique au sein des institutions existantes ou en exil. De l’autre, elle évite toute approche idéologique plus belliciste, qui pourrait impliquer des actions directes et confrontationales, par crainte des risques ou par manque de consensus. Cette ambivalence la paralyse, la laissant dans un limbo où les efforts sporadiques ne mènent nulle part. Au lieu d’une stratégie collective, on observe des initiatives isolées, souvent portées par des individus courageux mais solitaires. Un exemple emblématique de cette dysfonction est l’action récente d’Achraf Saïd Hachim, un membre de l’opposition qui a pris l’initiative de mener seul le flambeau de la résistance. Le 10 janvier dernier, il a organisé un rassemblement qui a réuni non seulement des Comoriens engagés, mais aussi des soutiens européens, marquant une tentative d’internationaliser la cause et de gagner en visibilité. Cependant, cette présence étrangère a provoqué une réaction virulente du gouvernement comorien, qui y a vu une menace à sa souveraineté. Plus troublant encore, certains acteurs au sein de l’opposition elle-même ont critiqué cette démarche, l’assimilant à une résurgence du mercenariat – une référence douloureuse à l’histoire trouble des Comores, marquée par des interventions extérieures violentes dans les années passées. Cette division interne, où des alliés potentiels se déchirent sur des questions de forme plutôt que de fond, illustre parfaitement l’incapacité de l’opposition à s’unir autour d’objectifs communs. C’est précisément cette attitude incohérente qui suscite mon profond désarroi. Comment une opposition, censée incarner l’espoir d’un changement démocratique, peut-elle se saborder ainsi en ne sachant pas ce qu’elle veut ? En refusant à la fois les voies pacifiques et les approches plus radicales, elle se condamne à l’inaction, laissant le champ libre au régime en place. Ce manque de clarté non seulement affaiblit notre crédibilité auprès de la population comorienne, épuisée par des années d’instabilité, mais il décourage aussi les soutiens internationaux qui pourraient amplifier notre voix. Il est temps que l’opposition sorte de cette torpeur idéologique, qu’elle définisse une stratégie hybride – alliant diplomatie, mobilisation civile et pression internationale – et qu’elle transcende les ego et les suspicions pour former un front uni. Sans cela, les Comores risquent de s’enliser davantage dans l’autoritarisme, et notre lutte, déjà si longue, deviendra vaine. Mon appel est simple : clarifions nos intentions, unissons nos forces, ou acceptons l’échec comme destin. Dr ADAM JimmyMilitant du parti Juwa© « Copyright » Habarizacomores.com– www.habarizacomores.com
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January 13, 2026 at 12:58 PM
Quand le jogging matinal des forces de l’ordre bloque la circulation #Tribunelibre Cliquez sur l'image
Quand le jogging matinal des forces de l’ordre bloque la circulation
Quand le jogging matinal des forces de l’ordre bloque la circulation Chaque matin, sur l’axe reliant Mitsudje à Moroni, Moroni à l’aéroport de Hahaya ou Moroni - Bahani, des scènes inhabituelles se répètent : des membres des forces de l’ordre, notamment la gendarmerie ou l’armée nationale, occupent la route pour leur entraînement physique quotidien. Si l’entretien de la condition physique de nos amis de l'armée est essentiel, le blocage de la circulation qui en découle suscite parfois l’incompréhension. Automobilistes, élèves, travailleurs ou malades en route vers les hôpitaux se retrouvent parfois à l’arrêt, dans l’attente que le passage soit libéré. Une situation jugée inadmissible par de nombreux citoyens, surtout quand des tensions surviennent, comme ce fut le cas récemment à voidju avec un avocat malmené lors d’un accrochage verbal avec les forces présentes. Il existe pourtant des espaces adaptés pour les activités sportives de ce type, sans entraver le quotidien des usagers de la route. Les forces de l’ordre ont pour mission principale de veiller à la sécurité publique, de faire respecter la loi, de garantir la libre circulation des citoyens et de protéger les biens. Leur rôle est fondamental, mais doit s’exercer dans le respect des droits et de la vie quotidienne de la population. Mngu nandze wuka tsi na arrêté wa ba tsamba ze kweli. Sefrick AbdouPhoto d'illustration© « Copyright » Habarizacomores.com– www.habarizacomores.com
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January 12, 2026 at 2:04 PM
Les controverses d’un énième gouvernement en exil : entre illusion et impuissance #Tribunelibre Cliquez sur l'image
Les controverses d’un énième gouvernement en exil : entre illusion et impuissance
Les controverses d’un énième gouvernement en exil : entre illusion et impuissance  Pendant que le peuple comorien subit les exactions et l'oppression systémique du régime d’Azali Assoumani, une partie de la diaspora en France semble se livrer à un jeu de marionnettes déconnecté des réalités. Bien qu'ils prétendent lutter contre la dictature, ces dirigeants autoproclamés ne font, par leur manque de cohérence et leurs actes fantaisistes, que renforcer la position du pouvoir en place.  Depuis l’appel de Marseille, qui avait pourtant suscité un espoir réel et une forte mobilisation sociale, les promesses médiatiques de déloger Azali se sont évaporées. À ces discours ont succédé plusieurs gouvernements en exil dont on peut légitimement questionner le format, la reconnaissance internationale et, surtout, l’incapacité totale à mener des actions concrètes ou clandestines sur le terrain.  Cette démarche, de plus en plus contestable, laisse les forces vives déterminées à en finir avec le régime dans le doute et l'incompréhension. Il revient alors de se demander, dans la logique des choses : à qui sert réellement ce gouvernement en exil ? Si l’histoire finira par éclairer les zones d'ombre de ces initiatives, l’urgence du moment impose un devoir moral et patriotique.  Nous devons porter un regard lucide et une observation fine sur la situation qui sévit dans nos îles.  Le silence et l’inaction de ces structures témoignent d'un manque criant de clarté et de clairvoyance politique. En tant que militants et membres de la société civile, il est de notre ressort de tirer la sonnette d’alarme. Le sort des Comores se joue aujourd'hui et il ne peut se satisfaire de postures théâtrales. Nous appelons chaque citoyen à un examen de conscience profond sur sa position et sa contribution à une cause qui redéfinira, inévitablement, l’avenir et le destin de notre archipel.  Par GHANEM Aboubacar, mémoire d’un citoyen véreux© « Copyright » Habarizacomores.com– www.habarizacomores.com
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January 12, 2026 at 7:10 AM
Le parti Ridja exige l’annulation immédiate de ces directives préfectorales illégales #Tribunelibre Cliquez sur l'image
Le parti Ridja exige l’annulation immédiate de ces directives préfectorales illégales
DECLARATION DU RIDJA-PACTEF ALERTE ET CONDAMNATION DES ATTEINTES GRAVES AUX LIBERTÉS FONDAMENTALES ET À L’INVIOLABILITÉ DU DOMICILE Le parti RIDJA-PACTEF exprime sa profonde indignation face à la multiplication d’actes administratifs arbitraires émanant des préfectures, agissant au nom du Ministère de tutelle. Par des décisions dénuées de tout fondement légal et légitime, des réunions politiques restreintes se tenant dans des cadres privés et des domiciles font l’objet d’interdictions systématiques. Le RIDJA-PACTEF tient à rappeler avec force : 1. Le Principe Constitutionnel : La liberté de réunion est un pilier de la démocratie comorienne. Toute restriction doit être justifiée par une menace réelle et proportionnée à l’ordre public. 2. L’Inviolabilité du Domicile : Interdire à des citoyens de se réunir dans un cadre privé constitue une immixtion inacceptable du pouvoir exécutif dans la sphère intime. 3. La Dérive Autoritaire : Ces pratiques visent manifestement à museler l’expression politique à l’approche d’échéances cruciales pour la nation. Un pouvoir qui craint la voix de ses citoyens n’est pas un pouvoir légitime. Un pouvoir qui confisque la parole, intimide, réprime et détourne les institutions trahit et s’éloigne du Pacte démocratique et républicain. Le RIDJA-PACTEF rappelle que la démocratie n’est ni un don ni une faveur. Elle ne se mendie pas. Elle se gagne par le courage et lorsqu’elle est confisquée, elle s’arrache. Le RIDJA-PACTEF ne saurait accepter ce fait accompli et exprime sa solidarité à notre compatriote Docteur ABDOU DJABIR, Leader Politique, natif de Moheli , victime des persécutions policières et des menaces. Dans ces circonstances, avant toute saisine des juridictions compétentes, le parti RIDJA PACTEF a officiellement saisi Monsieur le ministre de l’Intérieur par un recours hiérarchique, exigeant l’annulation immédiate de ces directives préfectorales illégales. Nous donnons à l’autorité de tutelle l’opportunité de rétablir l’ordre républicain. À défaut d’une réaction prompte et favorable, le parti engagera sans délai une procédure de référé liberté devant le Tribunal Administratif pour faire sanctionner cette atteinte manifeste aux libertés publiques. Fait à Moroni, le 9 janvier 2026 Pour le RIDJA-PACTEF, Me Saïd LARIFOU© « Copyright » Habarizacomores.com– www.habarizacomores.com
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January 9, 2026 at 7:34 PM