Archiviste du Cinéma
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Je parle de cinéma, du vieux, du récent, régulièrement du cinéma asiatique. Et d'autres trucs, aussi, parfois.
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Dans son propos, le film est peut-être trop naïf dans sa foi dans le pieu mensonge (bien qu'il prenne la peine de souligner aussi que de mensonges peuvent perpétrer des violences), mais je trouve assez jolie cette idée que des vérités, et des liens sincères, émergent du mensonge et du faire-semblant
February 12, 2026 at 9:56 AM
J'aime la galerie de personnages déployée, et la manière de leur accorder quelques instants, mêmes brefs, en déplaçant un peu le point de vue habituellement centré sur Phillip (Brendan Fraser très touchant). Il y a pas mal de jolies idées visuelles dans un ensemble assez sobre, et j'aime bien la BO.
February 12, 2026 at 9:55 AM
Rental Family (Hikari) : C'est un joli petit film, pas mal mélo à plein de moments, mais ça a fonctionné pour moi. Il aurait sans doute pu gagner en puissance s'il avait affronté de manière plus frontale le sujet de la solitude de ses personnages, au final un peu évacué.
February 12, 2026 at 9:54 AM
Seeking haven for Mr Rambo (Khaled Mansour) : Peu de temps aujourd'hui alors je fais comme ça à nouveau, mais c'est vraiment un super film !
February 11, 2026 at 10:31 AM
et le reconnaît même quand il tente de prétendre penser à sa famille ;

SPOILS

en ce sens sa chute, alors qu'il tente de profiter de ces mouvements qu'il a ignorés, est d'une belle ironie.
C'est souvent drôle, magnifiquement filmé et Josh O'Connor est parfait dans ce rôle de petit minable.
February 10, 2026 at 12:13 PM
Elle accompagne enfin une fuite qui relève plus de l'errance. Autour de JB, les troubles politiques de son époque sont de + en + manifestes : affiches de recrutement ou antiguerres, manifs...Mais il les ignore systématiquement. Il ne pense qu'à lui, le revendique quand on lui évoque la politique,...
February 10, 2026 at 12:12 PM
Puis la musique se fait petit à petit plus mélancolique (mais avec un temps de retard, comme JB qui continue à croire en son intelligence et sa chance bien au delà du raisonnable), et la lenteur souligne de plus combien le plan devient laborieux.
February 10, 2026 at 12:10 PM
The mastermind (Kelly Reichardt) : Le film de casse se délite en même temps que la vie de J.B. : la musique jazz typique du genre et la composition très soignée des plans qui quadrillent l'espace du musée avec une lenteur méthodique ne cachent pas longtemps la nullité du plan de JB.
February 10, 2026 at 12:09 PM
Allez il est temps de commencer l'écriture d'une nouvelle vidéo.
February 9, 2026 at 10:21 PM
...devrait être très simple que sa difficulté & la violence de ses conséquence sont aussi horribles : le pouvoir dictatorial de Hussein & la puissance impérialiste américaine créent une société absurde (le film a un humour très noir), & les enfants sont les 1ères victimes de sa cruauté omniprésente.
February 9, 2026 at 12:37 PM
À cette surcharge visuelle s'ajoute le bruit très régulier des avions américains, prétendus libérateurs qui n'ont fait que plonger + la population dans la précarité, sans que le pouvoir s'en trouve autrement affecté. C'est précisément parce que cette quête des ingrédients, bien que dénuée de sens...
February 9, 2026 at 12:35 PM
La ville est oppressante, surtout à l'échelle de la protagoniste, trop grand, labyrinthique et surchargée par des personnes plus grandes qu'elles – trop grandes pour le cadre régulièrement ; des actions se passent à l'arrière plan, sans que les protagonistes les voient, mais pèsent sur elleux.
February 9, 2026 at 12:33 PM
La police et l'école ignorent et écrasent les citoyen.ne.s, surtout enfants, & ne servent que la dictature : le détenteur du moindre pouvoir s'en sert sur plus faible que soi – femmes et enfants surtout ; tout est sujet à de longues négociations pécuniaires alors que personne n'a vraiment d'argent.
February 9, 2026 at 12:33 PM
Le gâteau du président (Hasan Hadi) Le décalage entre d'un coté la photo lumineuse et colorée au grain prononcé et la quête qui pourrait sembler joyeuse et enfantine, et de l'autre la violence quasi permanente avec laquelle les protagonistes sont traités, rend cette brutalité encore plus frappante.
February 9, 2026 at 12:32 PM
Tout ça est aussi finalement joué qu'écrit, filmé avec une très belle photographie lumineuse. C'est parfois drôle, souvent touchant, et la BO souvent dominée par le piano est magnifique (la longue piste sur la lettre de Myung-eun est parfaite). Une belle découverte qui me parle plutôt beaucoup.
February 7, 2026 at 2:31 PM
de s'ouvrir au monde et de se comprendre, mais aussi une source de doutes et un instrument qui peut blesser. Peut-être s'agit-il, pour en tirer le meilleur, de ne pas être contraint dans son sujet, de comprendre ce dont on veut vraiment parler – donc de se comprendre au moins un peu.
February 7, 2026 at 2:30 PM
Je trouve très beau et fin le propos sur l'écriture & le mensonge : mentir peut nous isoler, renforcer nos hontes, nous enfermer dans sa boucle, mais c'est parfois aussi un moyen de protéger celleux qu'on aime, quand dire la vérité les blesserait trop ; l'écriture, c'est un moyen de s'échapper,...
February 7, 2026 at 2:29 PM
elle constate qu'elle est la première à ne pas coller aux portraits unidimensionnels qu'elle voudrait chez les autres.
À travers sa honte de sa famille se dessine une belle réflexion sur comment les conventions sociales peuvent peser lourdes sur les personnes qui n'y retrouvent pas leur réalité.
February 7, 2026 at 2:29 PM
Myung-eun est très finement écrite ; désireuse d'attention, d'admiration & d'affection, prenant mal que d'autres deviennent le centre d'intérêt, mais agissant souvent à visage couvert, dans le secret ; soucieuse du bien d'autrui tout en pouvant se montrer pas mal égoïste voire un peu cruelle,...
February 7, 2026 at 2:28 PM
The hill of secrets (Lee Ji-eun): Le film s'éloigne très peu de sa protagoniste, ne donnant à voir des autres persos que ce qu'elle voit, suppose ou apprend petit à petit. Iels ont leurs zones d'ombres & imperfections qui les éloignent de l'idéal qu'elle aimerait, formant une réalité + complexe.
February 7, 2026 at 2:28 PM
J'ai vu Rex : a dinosaur's story.
February 6, 2026 at 10:29 PM
(y compris quand, comme Yvonne, leur culture est en réalité tout autant, si ce n'est plus, celle de la France où iels sont né.e.s). Thomas Jolly est aussi drôle qu'énervant en metteur en scène exotisant les femmes asiatiques, et traitant le continent comme un pays unique de fantasme.
February 6, 2026 at 1:02 PM
Je m'attendais moins au thème très présent du racisme omniprésent dans le monde de la comédie musicale (et de la cuisine), et à toute la réflexion sur la manière dont les personnes issues de l'immigration sont poussé.e.s à adhérer aux clichés qu'on a sur elleux...
February 6, 2026 at 1:01 PM
C'est plein de personnages très attachants (Cornélius m'a fait éclater de rire plusieurs fois), et musicalement chouette. Le récit de réconciliation avec les racines est ultra-classique, mais il est si bien mené qu'il reste touchant.
February 6, 2026 at 1:00 PM
Dans la cuisine des Nguyen (Stéphane Ly-Cuong): J'ai une poignée de réserves, comme les premières chansons qui tournent un peu en rond dans leur texte méta, et une réal qui aurait pu être plus audacieuse parfois, mais l'énergie de Clotilde Chevalier & la drôlerie du film m'emportent sans souci.
February 6, 2026 at 1:00 PM